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Across the Line

(Across the Line : The Exodus of Charlie Wright)

 

Le film : 11/20

  • USA- 2010
  • Budget –
  • Production : Project One Films
  • Réalisation : R. Ellis Frazier
  • Avec Aidan Quinn, Andy Garcia, Mario Van Peebles…

Un banquier détourne une fortune et tente de se cacher à Tijuana pour échapper au F.B.I. et à la mafia italienne. Mais l’un comme l’autre semblent bien décidés à mettre la main sur le fugitif…

Un thriller psychologique à la frontière d’un Soderberg/Inàrritu et d’un PM Entertainment doublé d’un casting où se croisent Andy Garcia et Gary Daniels, c’est possible ? C’est en tout cas le pari que tente de relever Across The Line, un D.T.V. « de luxe » saturé d’influences aussi diverses que celles citées précédemment ! Une richesse qui s’avère malheureusement être la grande faiblesse du film : à force de naviguer entre différents genres, le scénario peine à se trouver une identité et galère laborieusement entre thriller, drame et action. Des thèmes pas nécessairement incompatibles en soi mais qui s’avèrent être, dans le cas présent, continuellement en train de s’avorter mutuellement. Pas le temps pour eux, par conséquence, de prendre le temps ou l’initiative de se développer pleinement à l’écran (le final, dont on attend une énorme séquence d’action qui n’arrive jamais, en est peut être l’exemple le plus flagrant…). Le film, à force de se chercher, finit donc par perdre l’attention du spectateur, paumé et sans savoir vraiment à quelle impression se raccrocher. Un scénario foutoir, à blâmer donc, qui ne va jamais vraiment au bout de ses ambitions, même s’il recèle pourtant d’excellentes idées et d’une caractérisation des personnages plutôt pointue pour une simple production destinée au marché vidéo.

Une production qui n’arrive pas, au final, à se hisser au dessus de la moyenne des bons D.T.V. mais dont on sent le potentiel qui aurait certainement permis, avec un traitement différent, de prétendre à un bouleversant drame humain ou à un vrai thriller bien agité du flingue… Amusez-vous, pour finir, par compter le nombre de « guest stars », icônes de D.T.V. ou outsiders hollywoodiens, qui traînent désormais des tronches bien fatiguées : Aidan Quinn, Mario van Peebles, Gina Gershon, Corbin Bernsen… Une impressionnante galerie de luxe en forme de best of : quoi qu’on en dise, certaines tronches feront toujours instantanément monter l’intérêt que l’on porte à un film : la nostalgie de l’ère VHS sans aucun doute…

 

 

Le Blu-Ray : 15/20

  • Editeur : Initiative Cinema One
  • Distributeur : Seven7
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080i
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1, Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Malgré un encodage en 1080i le blu ray affiche d’excellentes performances dignent du support : une image au piqué pointu tout à fait concluant qui sait mettre en valeurs les visages et les plans larges de la jungle urbaine. Un vrai rendu HD comme on aimerait en croiser un peu plus souvent du côté des D.T.V.

Pas aussi réussies, les pistes sonores HD sont à la mesure de ce que l’on peut entendre généralement du côté du circuit vidéo : une spatialisation restreinte qui se concentre principalement sur les enceintes avant sans trop solliciter vos Surrounds. Pas vraiment de quoi crier au scandale si l’on considère le peu de débordements artificiers du film…

Côté bonus vous pourrez découvrir Baines, un court métrage du réalisateur qui aurait certainement gagné à développer un peu plus d’audace dans son scénario : un goût d’inachevé qui conclut négativement ces 19 minutes… Le making of revient quant à lui sur le film avec interviews des acteurs et images de tournage. Pas incontournable mais on ne se plaindra pas de glaner quelques infos…. Les bandes annonces éditeur viennent clore l’interactivité de ce blu-ray.

Nicolas C. 

 

 

 

 

 

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