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Alyce

 

Le film : 13/20

  • USA - 2011
  • Budget : -
  • Production: Social Construct
  • Réalisation : Jay Lee
  • Avec Jade Dornfeld, Tamara Feldman, James Duval…

Alyce, une jeune femme introvertie, essaie de consoler son amie, qui vient de découvrir que son petit ami la trompe, mais Caroll est complètement ivre et trébuche sur le parapet du toit de l’immeuble et chute depuis le sixième étage. Depuis cet accident, Alyce se réfugie dans la drogue, l’abus de médicaments, le sexe jusqu’à en perdre sa santé mentale…

Après la péloche sexy/fun qu’était Zombie Strippers, Jay Lee débarque avec un nouveau D.T.V. dans un registre différent et un peu plus sérieux. On assiste cette fois au pétage de plombs d’une nana borderline que la mort accidentelle de sa meilleure amie fait basculer du côté obscur de l’âme humaine. Version moderne d’Alice au Pays des Merveilles, Alyce est surtout une simple virée dans la psychologie de son héroïne et n’entretient qu’un rapport très lointain avec le roman de Lewis Carrol. On a d’ailleurs pu lire ailleurs que l’hommage était souvent très appuyé et parfois peu subtil : on a dû passer au travers des références puisqu’on ne s’est rendu compte que de peu de chose et nous n’avons donc été à aucun moment dérangé par cette comparaison. On sera par contre un peu plus critique sur l’aspect trash et sulfureux de la péloche : pas grand-chose à se mettre sous la dent, malgré ce que l’on a, encore une fois, entendu dire. Même le final bourrin attendu se révèle en définitive être un simple pétard mouillé, ni choquant, ni efficace. Une déception de ce côté donc , qui ne permet pas au film de se hisser en haut de la liste des films à base de pétage de plombs sanglant. Reste la mise en scène, soignée et efficace, et le casting, réussi et crédible, qui permettent aux spectateurs de suivre le film sans trop d’ennui. (Malgré un départ laborieux et une bonne baisse de régime en milieu de parcours…).

Alyce est donc un D.T.V. soigné bien qu’un peu décevant, qui aurait mérité de mettre de côté l’aspect grand guignol de son final, au profit d’un peu plus de violence réaliste et chirurgicale, et d’une pincée de psychologie un peu plus sociale (la solitude, l’isolement, le rapport au monde du travail…) qui auraient certainement permis de gagner en efficacité. Vite vue, vite digéré mais toujours mieux au final que n’importe quel Disastertainment/Créature Feature qui fleurissent toujours aussi régulièrement dans l’actu D.T.V. ...

 

 

Le Blu-Ray : 13/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • BD-25
  • Format image : Ratio cinéma : 1.78, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD High Résolution Audio : Français 7.1, Anglais 7.1
  • Sous titres : Français

Pas de déception insurmontable : Une image 24p stable et bien définie, plutôt dans la bonne moyenne des blu-ray D.T.V. mais la photographie du film plutôt sombre et bruitée empêche la HD de s’exprimer pleinement. Le piqué d’image s’en ressent forcément un peu…

Pas de grand éclat sonore : ni les pistes sons, ni le film lui-même ne s’y prêtent vraiment. Les dialogues restent tout de même très clairs et parfaitement audibles et la spatialisation sonore efficace et convenablement répartie et (les surrounds arrières sur les scènes de boîte de nuit sont significatives et risquent de faire trembler vos murs…). De là à justifier la présence de pistes 7.1 il y a tout de même un gouffre…

Pas de bonus.

Nicolas C.

 

 

 

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