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Amanda Pays

 

Une carrière éclair au cinéma dans les années 80… Quelques séries T.V. cultes… Un détour par la case DTV à la fin des 90’s... Telle est la courte carrière d’Amanda Pays, une véritable actrice de caractère dont nous sommes absolument fans chez Maniacs (formatage aux années 80 oblige…) !

 Actrice anglaise, née à Londres, elle débute véritablement sa carrière sous la tutelle d’Annabel Jankel et Rocky Morton dans le téléfilm Max Headroom (1985) qui va devenir, dès 1987, une série régulière. Les spectateurs, bien veaux donc complètement largués, vont pourtant rejeter le concept de cyberculture dénonçant les médias et la série va rapidement se gaufrer au bout de 14 épisodes. Un beau coup d’essai pour un début de carrière...

Amanda prend pourtant rapidement la direction des Etats-Unis pour tenter de débuter une véritable carrière au cinéma. Elle obtient un premier rôle dans The Kindred (1987) aux côtés de Rod Steiger où son personnage, Melissa Leftridge, se retrouve mêlé à une sombre histoire de mutation génétique entre un homme et une créature marine. Un scénario que n’aurait certainement pas renié Nu Image… elle enchaîne l’année suivante sur Off Limits (1988) de Christopher Crowe (Saigon, l’enfer pour deux flics en V.F.) où elle interprète Sœur Nicole, une religieuse en « mission » pendant la guerre du vietnam. Elle ne pourra pourtant éviter, malgré ses convictions, de foutre le feu au futal de Willem Dafoe… Malgré ses défauts le film ramasse tout de même sept millions de dollars sur le territoire américain, assez pour crédibiliser artistiquement Amanda et lui permettre de s’investir dans son chef d’œuvre, l’incontournable nanar de George P. Cosmatos Léviathan (1989). Elle interprète cette fois Elisabeth Williams, membre d’une équipe d’exploitation de minerai sous marin qui va se retrouver confrontée à une entité génétiquement vomitive. Véritable copier/coller D’Alien et autres The Thing, Léviathan va se prendre une gamelle mémorable au box office malgré une distribution et un casting technique de prestige (Goldsmith à la musique, Winston en charge des créatures…). Il est, de ce fait, devenu un classique des grands projets loupés hollywoodiens. C’est déjà pas mal…

La carrière d’Amanda au cinéma subit le contrecoup de cet échec commercial et retombe à la case télévisuelle. Elle enchaîne par chance avec un rôle régulier dans l’excellente série tirée du comics Flash et interprète la scientifique Tina McGee, alliée du justicier Barry Allen qui a la capacité de courir beaucoup plus vite que Forrest. La grande classe. La série affiche, en tout cas, d’immenses qualités visuelles et scénaristiques, influencées par le Batman de Burton et le Dick Tracy de Beatty. Un must d’adaptation disponible depuis quelques temps en dvd… Flash marque un tournant définitif dans la carrière d’Amanda qui ne quittera pratiquement plus les plateaux de productions destinées au marché vidéo. On la retrouve au final dans quelques films d’actions fauchés comme Spacejacket (1997) de Jeremiah Cullinane aux côté de son mari Corbin Bernsen (autre acteur bien culte qui mériterait à l’aise une filmo sur Maniacs…), ou Ablaze (2001) de Jim Wynorski (Tempête de feu en V.F.) où elle interprète un médecin pris au piège d’un gigantesque incendie qui ravage la ville (une des seules prod’ Phoenician disponible en zone 2 qui se laisse visionner sans trop de difficulté…).

Disparue, depuis, de nos écrans, on se remémorera, pour finir, son petit rôle de l’inspectrice Phoebe Green dans X-files (épisode l’Incendiaire), à l’origine envisagée pour devenir un personnage régulier de la série. Chris Carter se dit fan d’Amanda : malgré l’estime que l’on porte à Gillian Anderson, on se dit que madame Pays en Scully…

Nicolas C.

 

Filmo selective en dvd Zone 2  

 

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amanda pays