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Animals

 

Le film : 14/20

  • USA - 2008
  • Budget – 5 500 000 $
  • Production: T&C Pictures
  • Réalisation: Douglas Aarniokoski
  • Avec Marc Blucas, Naveen Andrews, Eva Amurri…

Une rencontre dans un bar paumé et la vie de Syd Jarrett bascule. La jeune femme qu’il ne connaît pas et qui vit désormais chez lui cache un lourd secret : des pouvoirs de lycanthropie que partage désormais Syd sans le savoir. Mais quand l’ancien compagnon de Nora décide de récupérer son bien, la confrontation semble inévitable… On pouvait craindre le pire : des films de loups garous en DTV on en bouffe régulièrement, et pour la plupart on frôle à chaque fois l’indigestion de pitchs nazes et de FX foireux. Animals, sans être le film qui va révolutionner le genre, loin de là, parvient tout de même à se démarquer du lot. Douglas Aarniokoski intègre la légendaire malédiction à la routine d’un jeune redneck planqué dans le trou du cul des Etats-Unis. Une vie bien merdique, sans avenir, soudainement bousculée par une énigmatique inconnue et la découverte de pouvoirs surnaturels. Si l’histoire semble souffrir, au premier abord, d’un manque flagrant d’originalité, le film fonctionne pourtant parfaitement et après une vingtaine de minutes de mise en place un peu difficile, le film démarre et déroule ses dernières 70 minutes avec une belle efficacité. Le traitement de la malédiction elle-même joue la carte de la différence avec de très brèves séquences de transformations des humains en de furtives entités fantomatiques et invisibles qui tranchent singulièrement avec la classique transformation lente et douloureuse du mec couvert de poils qui se met à courir comme un con à quatre pattes. Dans Animals, la lycanthropie se vit essentiellement comme un don maléfique et non comme une malédiction : un angle d’approche certainement plus associé à un pouvoir qu’à une malédiction dont on ne peut se débarrasser…

Plus sommairement, sur la forme, le casting est convaincant, les FX efficaces avec quelques scènes d’action réussies. Pas un chef d’œuvre mais un DTV bien gaulé, généreux, au budget confortable (plus de 4,5 millions de dollars quand même !) qui vous en donnera pour votre pognon. Si vous êtes fan de ce genre ultra codifié, faites-vous plaisir : avec ce dvd vous ne serez pas déçu !

 

 

Le DVD : 14/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi
  • Distribution
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby digital : Français 5.1, Anglais 5.1 ; DTS : Anglais 5.1
  • Sous titres : francais

Belle réussite d’Emylia côté image, pour ce DVD qui nous propose une copie au piqué d’une remarquable précision. La colorimétrie n’est pas en reste et propose de superbes contrastes avec des noirs profonds sans excès de bruit vidéo. Un défi pourtant difficile à relever pour un film qui se passe majoritairement la nuit ! Même satisfaction concernant l’encodage : il vous sera bien difficile de prendre à défaut cette compression parfaitement maîtrisée.

Belle dynamique pour les pistes dolby digital et DTS : les surrounds ne se contentent pas de faire de la figuration et savent se faire entendre pour appuyer les séquences clés du film ! Les dialogues restent quant à eux toujours parfaitement audibles sans se noyer dans le reste du champs sonore avant.

Côté bonus c’est un peu moins brillant avec un commentaire audio malheureusement proposé sans sous-titres, donc inaccessible pour les non anglophones et un simple diaporama sans grand intérêt…

Nicolas C.

 

 

 

 

 

 

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