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Arkie Whiteley

 

Petite virée en Australie au début des années 80 pour aller à la rencontre de la filmo de Arkie Whiteley. Sur les écrans de cinoche débarque le nouvel opus des aventures du flic Max. Parcourant un monde apocalyptique à la recherche de carburant (un peu comme moi avec ma grosse Peugeot 309) le guerrier de la route s’associe avec un petit groupe de survivants contre le flippant Humungus, bien décidé à leur croûter, à grands coups de latte, leur maigre réserve de pétrole. Perdu en plein milieu de cet immense foutoir, Arkie Whiteley interprète, pour son premier rôle au cinéma, la copine du pilote du capitaine Gyro, une simple jeune fille du clan, un personnage sans grand relief qui s’avère pourtant être « l’instant fraîcheur » du film, face à un défilé continu de gueules cassées.

Ce petit rôle s’avère en tout cas suffisamment marquant pour que l’actrice soit remarquée par un jeune réalisateur, échappé de l’univers du clip et s’apprêtant à mettre en scène son premier film. Arkie quitte donc l’univers tourmenté de George Miller et de son Mad Max 2 (81) pour celui, tout aussi éprouvant, de Russell Mulcahy. En transformant le bush australien en un univers stylisé, aux frontières du fantastique, le réalisateur signe d’emblée avec Razorback (84) un véritable chef d’œuvre, qui dépasse de très loin le statut de « film de monstre » que pouvait laisser envisager, à priori, son pitch initial. Arkie y interprète Sara Cameron, une jeune australienne indépendante et solitaire qui va aider Carl Winters à retrouver le sanglier géant responsable de la mort de sa fiancée. Avec ce personnage à la personnalité moins passive que le précédent, Arkie jongle entre la fragilité physique de son personnage et sa détermination acharnée et courageuse à dénicher l’animal. Un rôle certes modeste mais inoubliable pour toute une génération de cinéphiles 80’s !

Après cinq années sans tournage et une petite apparition dans le Scandal (89) de Michael Catons Jones, la carrière de la jeune actrice va ensuite graviter essentiellement autour de quelques séries TV sans rapport aucun avec ses fulgurants débuts dans le domaine du fantastique. Les espoirs de la voir à nouveau flirter avec le genre seront très malheureusement balayés en décembre 2001 par une belle saloperie de cancer qui embarque Arkie sans prévenir, à seulement 37 ans. Une très courte carrière sur grand écran heureusement ponctuée de deux chefs d’œuvres qui nous permettrons en tout cas de ne pas l’oublier…

Nicolas C.

 

Filmo selective en dvd Zone 2  

 

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