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Ashley Laurence

 

Une incontournable « Girls, Girls, Gore » de plus avec Ashley Laurence ! La jeune femme débute sa carrière en échappant de justesse aux perversions d’une bande de cénobites pas commodes dans le classique Hellraiser (87) de Clive Barker. Après quelques rôles secondaires dans des séries TV, elle incarne donc Kirsty Cotton, une ado confrontée au complot de sa belle-doche et de son salaud d’oncle Frank, pour permettre à ce dernier de récupérer son corps et sa chair laissés sans ticket au vestiaire de l’enfer cénobite : on ne plaisante pas une seule seconde dans ce grand classique de l’horreur pétochard. Ce succès permet en tout cas à Ashley d’enchaîner rapidement sur la suite Hellbound : Hellraiser 2 (88) et retrouve une bonne partie du casting précédent pour rendre une petite visite en enfer à Pinhead et ses potes. Moins flippant mais nettement plus graphique et sanglant que l’opus précédent (malgré la version cut du dvd zone 2…), Hellraiser 2 réussit son pari et nous plonge dans un univers craspec où le corps humain finit souvent en ratatouille... Après ce nouveau succès Ashley disparaît des écrans sanglants et tourne de nouveau dans quelques séries TV…

Elle n’échappe pourtant pas à son destin d’actrice de nanards fauchés et traverse les années 90, avec une série de prod’ D.T.V. plus ou moins foireuses. Du thriller post Basic Instinct, tout d’abord, comme le nullissime Blood Run (94), une production Nu Image (avec pour partenaire Anna Thomson, très loin de l’univers d’Amos Kolleck !), et Cupid (97), (épaulée par Zack «Gremlins» Galligan), tout aussi daubesque. De la classique drouille horrifique ensuite avec Mickey (92), pseudo « Slasher » avec un gamin complètement barge qui devrait tout à fait s’entendre avec l’autre dégénéré de Milo, ou Lurking Fear (94), une adaptation de Lovecraft au casting alléchant (Jeffrey Combs et Vincent Schiavelli). De l’action enfin avec Felony (94), (toujours aux côtés de Jeffrey Combs, appuyé par Lance Henriksen et Charles Napier…), un polar à la réputation catastrophique où des flics ripoux se courent après pour récupérer une cassette vidéo compromettante, et Triple Cross (95) (avec Billy Dee Williams, Michael Paré et Patrick Bergin…) où notre « Girls, Girls, Gore » endosse le rôle de Julia Summers, la compagne d’un caïd de la pègre. Ces trois derniers films n’ayant malheureusement jamais été distribués en France on ne pourra pas davantage en dire du mal ! N’oublions pas quand même, le très sympathique Savate (95), un bourre pif post-Bloodsport tout à fait fréquentable (avec Olivier Grunner), dans lequel Ashley ne sert évidemment pas à grand chose si ce n’est d’imposer une légère touche de féminité à cet univers de baston/western plutôt couillu…

À presque trente piges, Ashley tente alors de boucler la décennie avec un projet plus ambitieux. Pas de bol puisqu’elle mise sur le direct to vidéo Warlock 3 : The End of Innocence, un pur produit Trimark Pictures où Ashley et ses potes débarquent dans un manoir pourrave légué en héritage. La bande de teens va rapidement se faire botter le derche par un squatteur inattendu. Des décors poilants qui transpirent le pas crédible, quelques effets sanglants sympatoches et cette bonne vieille trogne de Bruce Payne : voilà tout ce que l’on peut sauver de cette suite sans grand intérêt… Pas grand chose de véritablement stimulant, depuis, dans sa filmographie si ce n’est le retour du personnage de Kirsty dans Hellraiser : Hellseeker (02), un retour aux sources qui n’a visiblement pas relancé sa carrière, ou Chill (07) son dernier « premier rôle » dont la bande annonce bien naze ne parviendra pas à nous faire croire une seule seconde que ce film, tiré d’une nouvelle de Lovecraft et présenté comme un retour aux sources de l’horreur réaliste et viscérale, n’est autre chose qu’une copie merdique supplémentaire de la série des Saw/Hostel… Rien de très excitant à se mettre sous la dent pour attaquer cette nouvelle décennie, mais il semble qu’Ashley soit aujourd’hui bien plus intéressée par sa carrière d’artiste peintre que par ses ambitions cinématographiques…

Nicolas C.

 

Filmo  selective en DVD Zone 2

 

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ashley laurence