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Atlantis Down

 

Le film : 05/20

  • USA - 2010
  • Budget – 1 000 000 $
  • Production: Maxam Productions
  • Réalisation : Max Bartoli Avec Greg Travis, Kera O'Bryon, Michael Rooker…

2025. La navette spatiale Atlantis glandouille autour de la Terre lorsqu’un phénomène inexpliqué se produit : les membres de l’équipage sont propulsés sur une planète sauvage inconnue. Complètement paumés, les spationautes tentent de comprendre ce qui leur arrive quand, un à un, ils succombent à une force inconnue. Une pendaison, une congélation accélérée, l’attaque d’une créature invisible. Ce n’est pas un Prédator, ce n’est pas non plus Jason. Encore moins une sale bestiole de Tremors. Et si cette grosse tannée n’était en définitive qu’un jeu ? …

…Jeu, expérience psychologique ou simple massacre façon slasher, le pari pour cette Atlantis Down s’avère dans tout les cas risqué : réaliser un D.T.V. de thriller spatial en 13 jours pour un petit million de dollars. Le résultat devant notre écran est-il à la hauteur de l’enjeu ? Malheureusement non ! Tourné en D.V. HD pour des raisons économiques et pratiques, le film ressemble furieusement à un projet amateur, un film d’étudiant de fin d’études auquel on aurait filé une grosse enveloppe de pognon pour s’éclater et, en l’occurrence, faire nawak avec le fric ! Première lacune, qui nous saute instantanément aux yeux, les quelques séquences spatiales, que l’on croirait sincèrement encore au stade de l’animatique basique (niveau Despiser en gros. C’est dire…) affichent clairement la contradiction entre ambition et budget. Mais c’est au moins plutôt poilant à voir. Le reste du métrage, essentiellement des scènes d’exposition dialoguées bien lourdingues, n’est pas plus crédible : entre introspections à deux balles et questionnements surréalistes (« Ben qu’est ce qu’on fout là ? rien ? bon d’accord… ») le casting déroule une belle collection d’interprétations pourraves bazardées en quasi roue libre pendant la totalité du métrage. Un chouette exemple de non direction d’acteurs. C’est encore une fois au moins très bidonnant à observer. Pas mieux du côté du scénario complètement nébuleux qui louche du côté de l’étrange Lost Things et de son histoire qui se perd entre réalité et fantasme onirique un peu discount. Une méthode d’écriture toujours imparable pour justifier d’idées scénaristiques bien bordéliques. Pour tout dire on n’a pas compris grand chose au pourquoi du comment de la péloche mais on s’est en plus franchement bien emmerdé. Là ça devient déjà moins drôle…

Un bilan pas glorieux donc : même pas taillé comme un mauvais Régent Entertainment ( !) le film ne vaut, au final, pas tripette. Et ce n’est certainement pas les quelques minutes d’apparition du grand Michael Rooker en fin de métrage qui pourront nous faire changer d’avis : on se demande d’ailleurs bien quels arguments ont bien pu le convaincre de s’engager dans cette énorme galère qui le propulse, notoriété oblige, directement en haut de l’affiche. La honte. On espère que le million était pour lui. Du coup on n’a plus du tout envie de se marrer !

 

 

Le Blu-Ray : 15/20

  • Editeur : Aventi Distribution
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77 ; ratio vidéo : 16/9 ; compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1, Anglais 5.1 et 2.0
  • Sous titres : Français

Des caractéristique techniques vidéo qui tranchent singulièrement avec le film lui-même. L’image 1080i du blu ray, malgré quelques très légers défauts de compression sur certaines scènes, est de toute beauté. Très précise, elle révèle un niveau de détail impressionnant tout au long du métrage avec un peu de grain vidéo bienvenu qui confère un peu de cachet « pellicule » à l’image numérique. Un bilan surprenant pour un film qui n’en méritait pas tant !

Une piste audio en 2.0 HD pour une V.O. qui manque forcément d’un peu de pêche et de dynamique. Pour une meilleure spatialisation sonore, il faudra donc vous rabattre sur la V.F. et son doublage qui n’avantage pas un film déjà très laborieux. On gagne par contre énormément en relief sonore avec des surround très régulièrement sollicités, même dans les nombreuses séquences dialoguées. A vous de faire votre choix !

Une simple bande annonce en guise de bonus. On aurait apprécié quelques images d’un tournage que l’on imagine « système D »…

 

 

 

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