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Barbara Crampton

 

Barbara Crampton : une actrice culte de la fin des années 80, qui a fait fantasmer plus d’un amateur de cinéma sanglant…

Après quelques rôles dans diverses séries T.V. bien pantouflardes (dont Les Feux de L’Amour quand même…), Barbara prend son élan cinématographique avec le Body Double (1984) de Brian de Palma, pour une simple apparition plutôt à poil. Cette courte prestation a, de toute évidence, dû taper dans l’œil de Brian Yuzna et de Stuart Gordon puisqu’elle enchaîne rapidement avec le premier rôle féminin de l’incontournable Re-Animator (1985). Elle y interprète Megan Hasley, fille du docteur Hasley donc, qui va se retrouver confrontée malgré elle aux expériences de réanimations de cadavres orchestrées par son boyfriend Daniel Cain et l’étudiant Herbert West (génial Jeffrey Combs). Elle y laissera la vie, au grand désespoir de Dan qui tentera de la ressusciter dans The Bride of Re-Animator… (sans Barbara cette fois-ci). C’est ce film qui fait d’elle une star du genre horrifique, avec LA fameuse scène de cunnilingus administré sur une table de dissection par le docteur Hill, la tête plus franchement sur les épaules… Même si le talent de Gordon n’est plus à prouver, c’est aussi grâce au charme de Barbara que Re-Animator acquiert son statut de film culte. C’est peut-être pourquoi le public, à peine remis de l’émoi provoqué par cette prestation, la retrouve rapidement de nouveau sous la direction du réalisateur, bien décidé à exploiter les atouts physiques de son actrice. C’est donc dans From Beyond (1986) que miss Crampton rempile pour une séance de gore craspec et enfile la blouse blanche de la psychiatre Katherine McMichaels. On y croit à mort. Chignon serré et lunettes de chimiste coincée, la blonde va pourtant se révéler volcanique, sous l’influence de la machine à « univers parallèles » du docteur Prétorius. Car, lorsqu’on lui titille la glande pinéale, elle n’hésite pas un instant à se transformer en véritable dominatrice, cuir et petit fouet de voyage compris. Du tout sexy pour un rôle, une fois de plus, sous le signe de la performance verbale…

S’ensuit une courte apparition dans le sympathique Puppet Master (1989) de David Schmoeller, qui lui permet, entre deux attaques de poupées tueuses, de retrouver le producteur Charles Band, qui avait déjà investi son pognon dans Ré-Animator et From Beyond pour sa boite de production Empire. Lorsque ce dernier réalise Trancers 2 (1991), il en profite à son tour pour saluer la fidélité de sa comédienne en lui offrant le personnage de Sadie Brady, puis 2 ans plus tard, le rôle principal féminin du film de son père Albert Band, Robot Wars (1993). Une affaire de famille en quelque sorte… Il faut pourtant avouer que la carrière de Barbara s’engage peu à peu dans l’impasse de la grosse série z qui tâche. C’est Gordon, toujours présent, qui lui offre de nouveau un premier rôle dans Castle Freak (1995). Une belle occasion de retrouver, pour la troisième fois, l’acteur Jeffrey Combs qui interprète cette fois son mari. Malgré le plaisir de retrouver le trio gagnant de Re-Animator/From Beyond le film est une petite déception, même s’il fusionne avec une certaine réussite l’esprit gore fauché 80’s et l’atmosphère glauque et gothique des giallo italiens 70’s. Une ambiance craspec, quelques effets bien cradingues et un nichon échappé du décolleté de notre héroïne ne parviennent donc pas à sauver le film d’une très modeste sortie DTV.

Cet échec renvoie directement Barbara au panthéon des petites gloires perdues. Gordon, sympa (ou nostalgique, on ne sait pas trop…), lui case dès l’année suivante une petite apparition dans son Space Truckers (1996), aux côtés de Stephen Dorff et Dennis Hopper. Il faut ensuite attendre près de quatre années pour voir l’actrice réapparaître dans un premier rôle, aux côtés du shakespearien Gary Daniels (le mec qui casse des biscottes en deux avec ses genoux) dans Cold Harvest (1999). Evidemment, un rôle principal dans une production Nu Image c’est pas la grande gloire mais à ce stade de carrière bien en rade c’est une opportunité qui permet certainement de payer les traites de la casa Crampton... Elle y interprète Christine, une femme porteuse de l’antivirus qui pourrait enrayer une terrible épidémie mondiale. De grandes responsabilités pour un rôle de potiche passablement effacée, traînée par Daniels comme un boulet tout au long du métrage …Et quand enfin Barbara, du haut de ses presque quarante ans, se décide enfin à virer ses fringues mais tourne soudainement le dos à la caméra pour cacher sa poitrine, on se dit que c’est bien la fin d’une époque qui se perd entre deux coup de latte… Depuis, malgré un rôle principal aux côtés de Kari Wuhrer (une autre Girls, Girls, Gore !! en puissance…) dans Sex Attraction (2001), un petit thriller érotique pourrave de Jim Wynorski, et dans Sisterhood (2004), énième daube à base de sorcellerie de DeCoteau, on est sans nouvelles de notre actrice culte qui a, vraisemblablement, mis sa carrière d’actrice entre parenthèses.

Des rumeurs annoncent depuis quelques temps déjà un House of Re-Animator pour 2010 avec la réunion de l’équipe du premier opus (réalisateur et casting) et Barbara en première dame des États-Unis. Herbert West à la maison blanche : un idée bien timbrée que l’on espère voir se concrétiser un jour au l’autre…

Nicolas C.

 

 

Filmo selective en DVD zone 2

 

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