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Battlestar Rebellion

(Obitaemyy Ostrov)

 

Le film : 11/20

  • Russie - 2008
  • Budget : 30 000 000 $
  • Production: Non-Stop Productions
  • Réalisation : Fyodor Bondarchuk
  • Avec Vasiliy Stepanov, Yuliya Snigir, Pyotr Fyodorov…

En 2157 un vaisseau spatial russe piloté par Maxim Kamerrer s’écrase sur Saraksh, une lointaine planète habitée. Le vaillant cosmonaute va découvrir une mystérieuse terre régie par les Pères Inconnus, cinq gouverneurs anonymes manipulant la conscience des habitants par le biais d’émetteurs spéciaux. Après avoir traversé de nombreuses épreuves, Maxim va devoir prendre la tête d’un mouvement rebelle visant à défier les cinq avides gouverneurs…

Voilà donc que débarque le film évènement d’Emylia, la superproduction Russe censée tenir tête aux plus friqués des blochbusters ricains. Doté d’un budget de près de 30 millions de dollars, Battlestar Rebellion s’avère visuellement à la hauteur de ses ambitions : dans des décors somptueux influencés par différents univers cinématographiques (on peut sentir l’influence de Métropolis, Blade Runner, Casshern…) les personnages évoluent aux travers d’impressionnantes scènes d’actions apocalyptiques et furieuses : bastons matrixiennes, batailles guerrières à perte de vue, tout est fait pour impressionner durablement la rétine ! Rien à dire de ce côté donc, le film emporte haut la main son pari visuel. Côté scénario c’est un peu plus problématique : conçu à la base pour être diffusé en salle en deux parties distinctes (une première en 2008, l’autre en 2009), le film est remonté pour sa sortie vidéo mondiale. Résultat des courses : le nouveau montage, diminué de plus de moitié dans sa durée, apparait précipité et incohérent, avec des raccords et des passages abruptes d’une séquence à l’autre. En résulte une succession de séquences pas toujours harmonieuse, sans fil conducteur et qui surprend véritablement : on peut passer d’une énorme baston à une scène contemplative sans aucun rapport. Sans être un as du montage, la sensation de narration bordélique est absolument flagrante ! Pas mieux au niveau du casting qui rame à nous convaincre : le héros, véritable endive aux yeux bleus, joue comme un manche et ne parvient jamais à nous faire croire aux enjeux dramatiques de l’intrigue. Des tronches tordues et des grimaces poussives qui risquent fort de vous bidonner plutôt que de vous impressionner ou vous émouvoir. Le reste du casting est en harmonie avec le meneur de troupe : un festival de cabotinage qui surjoue l’intrigue en permanence…

Battlestar rebellion est donc un film à s’offrir uniquement pour le plaisir des yeux et à visionner comme un D.T.V. de luxe, sans trop de se poser de questions sur la cohérence des évènements ou la profondeur de la réflexion du récit. Un simple divertissement qui ne dépasse jamais son cadre de production pour soirée dvd/blu-ray de grande fatigue. Si dans tous les cas vous rechercher le film de S.F. ultime, révisez vos exigences ou passez votre chemin car vous risquez d’être déçu !

 

 

Le Blu-Ray : 12/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi
  • Distribution BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 2.35, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD High-résolution Audio : Français 7.1
  • Sous titres : Français

De la belle et vrai HD avec un piqué très précis qui délivre nombre de détails à l’écran. Le léger grain vidéo (d’origine) offre un peu de cachet « cinéma » à l’image et se marie parfaitement à une colorimétrie riche et expressive. De quoi mettre en valeur les nombreuses scènes d’actions qui ponctuent régulièrement le film !

Une piste son immersive qui sollicite généreusement chaque enceinte de votre installation. Les surround détonnent dans les scènes d’action et les dialogues restent toujours clairs et précis. On reste cependant absolument affligé de ne pas trouver de version originale sur ce blu-ray : le doublage catastrophique ne profite pas à l’œuvre qui se ridiculise souvent dans des dialogues insipides et nébuleux… La déception est donc grande : ce qui était relativement tolérable sur dvd l’est beaucoup moins sur support HD…

Nicolas C.

 

 

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