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Blood Island

(Kim Bok-nam Salinsageonui Jeonmal)

 

Le film : 16/20

  • Corée du Sud - 2010
  • Budget – 700 000 $
  • Production: Boston Investments
  • Réalisation : Jang Cheol-soo
  • Avec Seo Young-hee, Ji Seo Sung-won, Hwang Min-ho…

Une jeune femme débarque sur une île isolée pour retrouver une amie d’enfance. Cette dernière constamment humiliée et violentée par son mari prépare sa vengeance…

Et voilà qu’une fois de plus, un grand prix du Fantastic’Arts de Gérardmer passe directement par la case D.T.V. ! Plus qu’un simple signe d’un festival en réelle perte de vitesse, ce constat confirme surtout l’extrême frilosité d’une industrie cinématographique bien décidée à ne plus prendre le risque de distribuer des films indépendants pas assez porteurs pour retomber financièrement sur leurs deux pieds. Bedevilled (stupidement rebaptisé Blood Island pour sa sortie dvd/blu-ray : un opportunisme qui risque bien de nuire au film plutôt que de l’avantager…) débarque donc dans nos linéaires de supermarchés avec une jaquette au graphisme très néo-slasher pas vraiment engageant tant le marché sature, la plupart du temps, de ce type de productions fauchées et foireuses. Une aberration car Bedevilled n’est ni un D.T.V. ringard, ni même un film d’horreur ! On ne va pas s’embarquer, du coup, dans une analyse en profondeur des tenants et des aboutissants du film ou du scénario, d’autres le feront bien mieux que nous, d’autant que notre objectif est, de toute façon, beaucoup plus simple : vous conseiller de vous procurer au plus vite cette œuvre captivante, véritable drame humain, qui nous renvoie aux pires instincts d’intolérance, de haine (violence conjugale, inceste, esclavage… la totale…) et, par conséquent, de vengeance impitoyable ! Le film évoque en parallèle une franche vision de la lâcheté, quand une vie égoïste et égocentrique ne peut mener ailleurs qu’à la passivité et à la solitude. Pas possible, dans tout les cas, d’en dévoiler plus sans vous griller une bonne partie de l’effet de surprise !

Blood Island est donc un de ces cas à part du marché de la vidéo, un égaré du grand écran vendu comme un horrifique bon marché. Si vous espérez vous payer une bonne grosse tranche de viscères coréennes, vous risquez assurément d’être déçu. Si, en revanche, vous avez la motivation pour plonger dans l’atmosphère trouble d’un drame qui vire au cauchemar, la surprise risque d’être grande ! Un vrai coup de cœur donc, magnifiquement photographié, au casting exemplaire, intelligemment écrit qui mérite bien évidemment une séance de rattrapage devant votre téloche…

 

 

Le BLU-RAY : 15/20

  • Editeur : Distrib Films
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 2.35 ; ratio vidéo : 16/9 ; compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1 et 2.0, coréen 5.1 et 2.0
  • Sous titres : Français

Un piqué d’image hallucinant pour un blu-ray qui frise la perfection. Le niveau de détail impressionnant vous permettra de disséquer le film dans ses moindres détails. La photographie stylisée est donc admirablement mise en valeur avec des contrastes et une colorimétrie au diapason : une référence de la HD sur maniacs.fr !

Des pistes audio HD techniquement un peu plus en retrait que l’image : il faut dire que le film, plutôt intimiste dans sa grande première partie n’incite pas au débordement sonore excessif, mais la spatialisation reste tout à fait honorable et cohérente malgré la relative discrétion des surround. Le doublage de la V.F. est un peu plus en avant que la version originale mais comme suivre un film asiatique en français relève de l’aberration…

Une courte présentation du film et une série de photos en guise de bonus : un peu juste pour un film de cette ampleur qui développe beaucoup de questions chez le spectateur. On aurait au moins aimé quelques explications du réalisateur…

nicolas C.

 

 

 

blood island