_______________________________________________________________________

 

carver

 

Le film : 13/20

  • USA - 2008
  • Budget : -
  • Production : Finney/Thompson Entertainment
  • Réalisation : Franklin Guerrero Jr
  • Avec Matt Carmody, Savannah Costello, Alex Demah …

Quelques amis se donnent rendez-vous à Halcyon Ridge, une petite ville redneck bien paumée du sud des Etats-Unis, pour profiter des derniers jours avec Pete, avant son départ pour l’université. Quand un bouseux local les sollicite pour l’aider à nettoyer une cabane dans les bois, les quatre amis vont découvrir de vieilles bobines 8MM qui décrivent des scènes de meurtres et de tortures étonnamment réalistes. Fiction ou réalité ? La vérité va bousculer le destin des jeunes touristes…

Sorti de nulle part, ce Carver surprend par son évidente volonté de replonger dans un cinéma viscéral propre au 70’s. On pense aux bandes dégénérées sans budget de Hopper, Craven ou Zarchi (toute qualité artistique à part bien sûr…) loin de la surenchère esthétique, faussement provocatrice et choquante, qui tend à sublimer l’horreur graphique des séries horrifiques actuelles (Hostel et autres Saw...). Avec un strict minimum de moyens (voir la qualité franchement médiocre de l’image…) le film instaure une atmosphère poisseuse, glauque et brutale, en essayant de jouer la carte du réalisme : il y parvient partiellement avec quelques séquences de tortures particulièrement insoutenables et à un final cradingue et hystérique, rythmé au son d’une musique déglinguée qui accentue d’autant plus le malaise du spectateur. Du cinéma au premier degré donc, plutôt traumatisant, qui ne file pas franchement l’envie de se marrer… Les séquences dialoguées, particulièrement nombreuses dans la première partie du film, sont par contre plus pénibles à visionner : comme souvent, le jeu approximatif des acteurs noyé au milieu de séquences sans enjeux finit par nous titiller la touche « avance rapide » de la télécommande… On regrettera enfin que le scénario situe peu judicieusement son action principale en plein milieu de la nuit. Un choix certainement commode pour camoufler les défauts d’un budget rachitique mais qui rend pourtant difficilement lisible une partie des agressions physiques…

Carver reste cependant une belle exception au sein des productions horrifiques, hors majors, du marché DTV : on peut encore faire du cinéma couillu tout seul dans son coin avec trois potes et une caméra ! (Sans forcément viser le chef d’œuvre…). Une approche de l’horreur réservée en tout cas à un public averti qui risque, au gré de votre humeur, de vous captiver ou de vous révulser (les deux à la fois peut-être même…). Si Emylia commence à piétiner les plates bandes bien extrêmes de Uncut Movies on attend la suite de leur collection horrifique avec impatience !

 

 

Le Blu-ray : 11/20

  • Editeur et distributeur : Emylia
  • BD-25
  • Format image :                                                                                                                                             Ratio cinéma : 1.78, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3, Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 2.0, DTS-HD High Res : anglais 5.1
  • Sous-titres : français

Difficile, une fois de plus, de juger des qualités de l’image de ce type de blu-ray. Le support, c’est sûr, ne peut pas faire de miracle et matérialiser un magnifique piqué d’image, là où la péloche originale n’en possède absolument pas… Carver est donc fidèle à sa photographie d’origine : une image quasiment floue, sans relief et sans contraste… Il est du coup parfois difficile de distinguer clairement ce qui peut se passer à l’écran, surtout pendant les nombreuses séquences de nuit. L’encodage AVC permet tout de même à l’image d’être uniformément lisse, sans le moindre pixel, même dans les séquences les plus délicates : pas la peine de rajouter des défaut à une image déjà bien à la peine !

Côté son, pas de surprise supplémentaire : le DTS-HD High Resolution s’exprime principalement sur les enceintes avant, sans véritablement jouer de la spatialisation 5.1. Des caractéristiques modestes, qui suffisent pourtant à se plonger dans l’atmosphère rock’n trash. On n’en demandait pas plus.

Pour les bonus, c’est une fois de plus le néant ! Pas l’ombre d’une image de tournage ou d’une simple bande annonce. Une absence dommageable car un peu d’infos concernant le tournage n’auraient pas été inutiles, d’autant plus que le DVD Z1 contient commentaires audios et scènes coupées. Une absence certainement due à un problème de droits…

NICOLAS C.

 

 

 

 

carver