_______________________________________________________________________

 

Colin

 

Le film : 14/20

  • Angleterre – 2008
  • Budget : 70 $
  • Production : Nowhere Fast Productions
  • Réalisation : Marc Price
  • Avec Alastair Kirton, Daisy Aitkens, Kate Alderman…

Colin est attaqué par un zombie, il meurt et devient à son tour un mort vivant. Nous le suivons alors qu'il erre au beau milieu des rues jonchées de cadavres…

La thématique zombie, usée jusqu’à l’os par un marché DTV en mal de péloche pas cher à bazarder sur le marché (un peu de maquillage cheap, quelques rues isolées et la péloche est torchée…) parvient pourtant parfois encore à appréhender le genre de façon originale : c’est le cas de ce Colin. Avec une économie de dialogues plutôt gonflée (on risque l’ennui à chaque seconde…) le réalisateur adopte une approche presque sociologique sur la condition de zombie au cœur d’une société au bord du chaos et nous propose une vue sordide de la déshumanisation qui ronge les survivants de l’épidémie. Au centre de ce chaos, l’espoir de voir l’âme l’humaine reprendre le dessus sur le monstre mort-vivant (Que reste-il de nous-même, de nos souvenirs ou de nos sentiments, lorsque nous devenons zombie ? Ces scènes familiales, autour de Colin et de sa sœur, sont aussi touchantes que dramatiques…) même si le pessimisme ambiant ne laisse que peu d’espoir à une conclusion heureuse... Des idées excellentes donc, rarement mises en avant précédemment (hormis dans l’expérience choc de Moi, Zombie : Chronique de la Douleur) qui crédibilisent la mise en scène parfois affaiblie par son budget concrètement inexistant (on parle de 70$ (!) sur IMDB…). Les FX sont donc certainement fignolés maison, les scènes de rue manquent parfois singulièrement d’ampleur mais le casting principal et la figuration parviennent cependant à rester crédibles : difficile désormais, en tant que spectateur, de ne pas penser aux défilés zombie à la mode que l’on croise assez régulièrement dans les rues des grandes villes françaises. Colin parvient à dépasser ce stade de péloche amateur tournée entres potes pour prétendre au statut de véritable œuvre cinématographique : un quasi miracle si l’on tient compte des multiples barrières financières qui ont dû parasiter la production du film…

Colin est donc un film surprenant et réussi qui mérite amplement que l’on s’attarde sur cette nouvelle vision du genre pendant 90 minutes. Amateurs de morts-vivants n’hésitez pas : vous tenez là un (presque…) nouvel incontournable du genre

 

 

Le DVD : 14/20

  • Editeur : Oh My Gore !
  • Distributeur : Arcadès
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.33, ratio vidéo 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Anglais 5.1 et stéréo
  • Sous titres : Français

Quelques problèmes de compression accentués par un master vidéo qui manque de piqué et de stabilité : au vu des conditions de tournage et de son budget le constat n’est pas vraiment étonnant !

Une VO en 5.1 un peu artificielle mais qui permet de s’immerger d’avantage dans l’atmosphère malsaine des rues apocalyptiques. Une spatialisation « de luxe » inattendue : on en demandait presque pas autant !

Un long making of en guise de bonus. Très explicatif sans être ennuyeux, il mérite amplement que l’on s’y attarde. 

Nicolas C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

colin