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Dark Drive

 

Le film : 10/20

  • USA – 1996
  • Budget –
  • Production : Unified Film Organization
  • Réalisation : Phillip J. Roth
  • Avec Julie Benz, Ken Olandt, Claire Stansfield…

Dans le futur, plus de problème de surpopulation carcérale : on stocke dorénavant les âmes des prisonniers dans une matrice. Problème, cette dernière s’est métamorphosée en entité capable de rejoindre le monde des vivants pour foutre un gros bordel. Les boules pour la Zircon Corporation qui doit choisir entre la destruction de son invention ou tenter de maîtriser cette nouvelle arme potentielle…

Premier film produit par U.F.O. Dark Drive est une sorte d’introduction à la boite de production qui tente un coup d’essai à fond les gamelles grâce à un mix de S.F. et d’action. Le problème avec le futur sans thunes, c’est qu’on sombre facilement dans le cheap le plus ringard. U.F.O. s’en sort pourtant avec les honneurs en jouant d’une photographie criarde et de quelques synthèses correctement foutues, tout en cadrant serré pour éviter de bouffer le budget déco. Une bien belle leçon de cache misère et une esbroufe qui colle finalement bien au scénario tortueux, mélange de sous-Matrix et de cyber culture incompréhensible. Pour le reste, pas de miracle : acteurs et dialogues au mode syndical (c'est-à-dire sans trop forcer sur le talent…) et véritables gros moments d’ennui où il ne se passe strictement rien ! Des dialogues interminables pour boucher les trous, on en a pris l’habitude depuis un bon moment mais quand l’histoire est en plus complètement tordue et pas toujours très claire on a un peu tendance à décrocher de notre téloche…

A réserver en priorité aux fans des productions de Phillip Roth. Dark Drive est tout de même un exemple honorable de D.T.V. 90’s qui commençaient à bénéficier des baisses de coûts de production d’images de synthèse, permettant aux boites de mettre en place leur propre département FX. Le point fort de U.F.O. justement qui s’est rapidement émancipé en proposant des images impressionnantes, capables de rivaliser avec de nombreuses péloches pondues par des majors beaucoup plus friquées… Un balbutiement perceptible dans ce film, que nous regarderons avec un œil un peu nostalgique…

 

 

Le DVD : 10/20

  • Editeur : First International Production
  • Distributeur : First International Production
  • DVD-5
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Français 2.0
  • Sous titres : Aucun

Pas le meilleur de l’image concernant les caractéristiques de cette galette ! Pas d’option anamorphique 16/9 ème pour commencer : une absence qui vous oblige à zoomer manuellement pour faire disparaître les bandes noires et remplir convenablement l’image sur la totalité de votre écran. On perd donc déjà, dès le départ, en définition et en piqué d’image ! Pour le reste, la copie délivre tout de même une image convenable et propre, et des contrastes à la colorimétrie assez poussée. Malgré l’absence très préjudiciable de 16/9 on ne se retrouve heureusement pas devant un simple rip de VHS…

Côté son, vous n’aurez malheureusement droit qu’à une piste française stéréo. Autant dire que le doublage n’arrange sérieusement pas la lourdeur des nombreux dialogues du métrage. Pas le choix : il faudra de toute manière faire avec…

Une poignée de bandes annonces U.F.O. en guise de bonus, histoire de découvrir le fond de catalogue « Phillip Roth » acquis par F.I.P. …

Nicolas C.

 

 

 

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