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Dead Line

 

Le film : 10/20

  • France – 2011
  • Budget : -
  • Production : -
  • Réalisation : David Aboucaya
  • Avec Manuel Gonçalves, Christian Perrette, Natale Naccari…

Une négligence de laboratoire pharmaceutique va entraîner la propagation d’un fléau fulgurant transformant les hommes en morts-vivants. Un petit groupe de survivants, oubliés dans une ville évacuée et mise en quarantaine, va tenter de survivre dans cet environnement hostile et unir leurs forces pour sortir de cet enfer. Zombie’s attitude : ça devrait envoyer…

…Ben non ça n’envoie rien du tout ! Malgré une jaquette joliment aguicheuse Dead Line n’est pas une énième version du mythe des morts-vivants par un studio en manque d’inspiration qui donne dans le reboot. On a déniché bien pire : une bonne grosse péloche française 100% bricolée Z qui tache ! Le package est donc complet avec ses dialogues complètement insipides, son interprétation absolument consternante qui vous réserve des heures de poilade entre potes bien involontaire (…et nous prouve une fois pour toutes que « faire » l’acteur ça ne s’improvise pas !) et ses scènes de couloirs interminables qui devraient rapidement venir à bout des plus courageux d’entre vous, même si la péloche ne déroule pas plus de 80 petites minutes… Pas grand-chose à sauver donc de ce D.T.V. hors catégorie qui n’en est même pas vraiment un ( Un simple délire entre potes ? Une petite tentative de taf universitaire ?). On retiendra tout de même une belle volonté (très) maladroite de perpétuer « à La Française » le mythe engendré par Romero avec quelques plans réussis de rues désertiques post apocalypse et de fusillades (le final forestier) qui parviennent presque à faire illusion l’espace de quelques minutes…jusqu’à ce que le casting ouvre la bouche pour réciter des dialogues bien nazes, dignes d’une sitcom AB. C’est dur, c’est sûr…

Anecdotique, Dead Line n’arrive même pas à engendrer la sympathie et le plaisir que nous procure une série Z façon Richard J. Thomson, faute de second degré et d’un vrai sens de la déconnade. Ici tout est traité au 1er degré avec un sérieux inébranlable et une prétention qui a bien du mal à coller avec les images qui nous sont infligées. Allez, pour l’effort on lui met un petit 10/20 mais faudra pas recommencer hein…

 

 

Le DVD : 13/20

  • Editeur : Asilum
  • Distributeur : Arcadès
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Français 5.1 ; D.T.S : Français 5.1
  • Sous titres : Aucun

Pas de blu-ray et de HD pour ce Dead Line qui se contente d’un simple DVD. Le tournage vidéo affiche rapidement ses limites à l’écran avec une définition moyenne, des contrastes qui manquent de profondeur et des couleurs un peu fades. Un étalonnage un peu plus rigoureux (si étalonnage il y a eu…) aurait certainement offert un peu plus de cachet à l’image. Rien d’insoluble toutefois, vous pouvez visionner votre dvd sans grandes craintes : les images sont au diapason de la médiocrité artistique de la péloche…

Du DTS 5.1 côté son : une piste audio à la spatialisation approximative et peu convaincante qui ressemble fortement à une simple stéréo bidouillée et élargie. Pas de quoi cependant pénaliser d’avantage le film qui a bien d’autres casseroles à traîner…

Quelques bonus avec un commentaire audio du réalisateur que nous n’avons pas eu le courage d’écouter et des images de tournage bien poilantes qui nous confirment de manière assez flagrante l’amateurisme qui règne sur le plateau. Les mecs ont pourtant tellement l’air d’y croire que l’on est presque désolé de visionner ces images en se bidonnant…

Nicolas C.

 

 

 

 

 

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