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Dead Season

 

Le film : 12/20

  • USA - 2012
  • Budget : -
  • Production: -
  • Réalisation : Adam Deyoe
  • Avec James C. Burns, Scott Peat, Marissa Merrill…

En pleine apocalypse zombie Elvis et Twitter, deux survivants, décident d’unir leurs forces pour fuir les Etats-Unis vers une île lointaine des Caraïbes. Sur cette île, ils trouvent une nouvelle communauté qui résiste tant bien que mal à l’invasion. Ils vont devoir se plier à leurs règles et s’unir pour tenter de survivre…

Le genre Zombi n’en finit décidément pas d’inspirer réalisateurs et boites de production D.T.V. : un exercice de style certainement toujours très rentable à financer mais dont on va bien finir un de ces jours, nous autres spectateurs/consommateurs, par overdoser tant les péloches s’enchaînent pratiquement à chaque planning mensuel avec bien sûr plus ou moins de réussite. Qu’en est-il donc de ce Dead Season ? Il se situe un peu le cul entre deux bobines ! Bien qu’imparfaite la péloche se cale dans la bonne moyenne des œuvres pleines de bonne volonté mais trop fauchées pour faire véritablement illusion. Le scénario ne brille bien évidement pas par son originalité et les références s’enfilent comme des perles : une dose de Romero, un soupçon de Walking Dead et une pincée de 28 Jours Plus Tard pour parfaire la tambouille. Rien ne manque donc au menu : des « walkers » qui jonglent entre traînes savates et sprinteurs effrénés, une communauté de survivants et ses luttes de pouvoir, des morts sanglantes et des victimes dévorées vivantes… Techniquement le choix photographique se porte bien évidemment sur une bonne vieille caméra épileptique qui parvient tout autant à jouer les cache-misères que de rebondir sur le parti pris artistique du documentaire / pris sur le vif. Bien pratique. Mais Dead Season sait aussi faire preuve d’un certain sens de l’originalité avec la question du « comment se nourrir ». La réponse est éloquente, sans compromis, et parvient même à jouer sur le caractère des personnages dont les idéaux se verront chambouler par cette nouvelle société et ses règles barbares. Des personnages caractérisés que l’on suit avec empathie donc, jusqu’au dénouement final, où les dernières règles communautaires volent littéralement en éclat. Le casting est d’ailleurs également réussi : parfaitement crédible, il rajoute un peu de cachet au métrage en imposant une vraie présence d’acteurs devant la caméra. Un bon point qui s’avère d’habitude généralement peu convaincant sur ce type de production. Malgré toutes ces qualités le film souffre malheureusement de son budget étriqué : décors minimalistes, maquillage et FX bancals plus ou moins camouflés derrière un montage ultra cut et un cadrage tellement serré que l’action semble se dérouler dans de minuscules espaces confinés. Un bon moyen de faire des économies de décors mais pas de donner un peu de souffle à une péloche qui en manque souvent sérieusement. La mise en scène est donc freinée dans sa dramaturgie par un manque de pognon évident : des ambitions épiques sans en avoir les moyens…

Dead Season reste donc un film de zombis recommandable, plus psychologique et « cérébral » qu’à l’accoutumée, malheureusement parasité par un budget rachitique qui impose une mise en scène et une photographie de série B. Dommage pour la thune, tant mieux pour le talent qui aura, on l’espère, d’autres occasions de pleinement s’exprimer lors d’un prochain métrage !

 

 

Le Blu-Ray : 15/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 1.78, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD High-résolution Audio : Français 7.1, Anglais 7.1
  • Sous titres : Français

Une image en vrai 1080p (c’est même marqué en gros sur la jaquette comme ça on est sûr…) qui ne trompe pas sur la marchandise. Le piqué d’image répond parfaitement présent avec du détail et de la profondeur de champs malgré une bonne dose de bruit vidéo lors des scènes nocturnes (dû principalement aux conditions de tournage). Pas non plus de problème de compression : l’encodage tient parfaitement la route sans faiblesse apparente. Du bon boulot pour une production techniquement modeste.

Côté son c’est par contre le bordel avec des pistes HD-7.1 qui partent un peu dans tous les sens : les dialogues manquent de limpidité (à la limite parfois de l’audible) et la spatialisation est souvent un peu hasardeuse. Pas de grands éclats dynamiques donc, même si ces défauts ne risquent pas vraiment de troubler le visionnage de votre galette…

Des bonus avec un making of/ journal de bord qui nous prouve que le tournage à la ramasse ne bénéficiait pas du budget d’Avatar. Des scènes coupées qui proposent même des versions alternatives plutôt intéressantes de certaines séquences du film et un bêtisier pour se poiler avec l’équipe du tournage l’espace de quelques minutes. Du tout bon sauf que vous ne pourrez dénichez aucun sous-titrage pour l’intégralité de ces suppléments ! Pas bien.

 

 

 

dead season