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Decadent Evil

 

Le film : 09/20

  • USA – 2005
  • Budget –
  • Production : Full Moon Entertainment
  • Réalisation : Charles Band
  • Avec Phil Fondacaro, April Gilbert, Raelyn Hennessee…

Un club de strip-tease abrite une bande de vampires à gros nibards qui n’hésitent évidemment pas à se dépoiler pour convaincre la clientèle de les accompagner dans l’antre de Morella, sexy boss des suceuses de sang. A leurs trousses, Ivan, version miniature de Van Helsing, bien déterminé à éradiquer le monde de ces âmes damnées aux dents longues…

Premier film de Band pour sa nouvelle boite de production « Wizard Entertainment » ! Pour fêter cet évènement c’est Charles lui-même qui se charge désormais de la réalisation de chaque film de son « empire » avec une enveloppe budgétaire pourtant visiblement revue à la baisse. Décors infiniment moins chiadés et inventifs, photographie en berne, essoufflement du genre… Malgré le manque de thunes, Decadent Evil réussit pourtant, de justesse, à remporter la mise, à grands coups de séquences sexy (la majorité du film en fait !), d’effets sanglants (regrettablement soft), et d’humour bien gras qui louche lourdement du côté du dessous de la ceinture. On commence également à se taper de la marionnette gantée post-Puppet Master bien naze qui deviendra rapidement systématique et caractéristique des productions Full Moon. Du souci à se faire donc et du travail à la ramasse qui commence à sonner le chant du cygne pour Band, bien emmerdé d’avoir tiré ses dernières cartouches créatives. Le filon s’essouffle, la réputation du bonhomme se barre lentement en eau de boudin et le pire est à venir. Pour nous autres, amateurs de daubes, ça fait forcément envie !

Decadent Evil reste donc l’une des dernières péloches cinématographiquement « acceptables » (tout est relatif…) de la filmo réa/prod de Charles Band. Il n’hésitera pas, dès le film suivant (Doll Graveyard) à plonger dans les abîmes du D.T.V. daubesque, sans grand espoir de retour… des instants à savourer donc…

 

 

Le DVD : 11/20

  • Editeur : Elephant Films
  • Distributeur : Seven7
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Français 5.1, Français 2.0, Anglais 2.0
  • Sous titres : français

De gros soucis d’encodage qui parasitent constamment l’image très sombre du dvd. Pour un film qui se déroule en grande partie dans l’obscurité c’est un problème. Que va bien pouvoir faire notre cher éditeur Elephant pour se tirer (une fois de plus) de cette situation embarrassante qui consiste à prendre le consommateur de D.T.V. pour un abruti qui se fout de la qualité de l’encodage de ses dvd ? Ben comme d’hab’, c'est-à-dire rien…

Une V.F. en 5.1 artificielle et sans intérêt, un doublage au rabais… On se jette bien évidemment sur la V.O. en simple stéréo mais avec ses sous-titres ! La spatialisation du son est proche du néant mais après tant de galette sans V.O.S.T. on commençait sérieusement à désespérer… Des bonus sympathiques qui nous prouvent que Band est tout de même un sacré roublard capable de nous refourguer n’importe quoi avec son marchandising collector et hors de prix pour geek de premier ordre (c'est-à-dire nous…).

Un making of, un bétisier, et un « message Charles Band » : une interactivité pas très pertinente mais au moins plutôt poilante !

Nicolas C.

 

 

 

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