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Exit Speed

 

Le film : 14/20

  • USA - 2009
  • Budget – 3 750 000 $
  • Production: Sabbatical Pictures
  • Réalisation : Scott Ziehl
  • Avec Desmond Harrington, Fred Ward, Léa Thomson…

10 passagers traversent le Texas en bus avant d’être attaqués par une bande de motards siphonnés. Réfugiés dans un chantier abandonné, les survivants s’organisent pour sauver leur peau…

On vous dit souvent de vous méfier des jaquettes trop réussies pour être honnêtes (voir régulièrement du côté des disastertainment…) mais il est beaucoup plus rare que l’on déniche un bon film planqué derrière un graphisme très moche : c’est pourtant le cas avec cet Exit Speed et son affiche d’assemblage naze qui risque de dissuader une bonne partie des acheteurs potentiels, fans de D.T.V. d’action. Comme vous avez du goût et que vous êtes en train de lire cette review vous pouvez passer sans risque le cap du boitier Dvd/blu-ray pour découvrir un excellent petit film de « survival assiégé » très nettement influencé par les incontournables Mad Max 2 et Assaut. Une partie du film qui surfe sur le classique de George Miller donc, avec son bus lancé sur les routes désertiques du Texas et pris en chasse par une horde de motards visiblement branchés par une certaine idée du chaos total. Une troupe d’Humungus discount en quelque sorte... L’inverse des assiégés qui se présentent plutôt comme des guerriers en herbe, comme cette jeune geek d’héroic fantasy qui va mettre à profit ses compétences en tir à l’arc pour dégommer quelques tarés à coup de flèches dans la tronche, un peu comme la femme guerrière et son arbalète sur le camion citerne piloté par Max… Et le jeu des comparaisons continue du côté du Carpenter avec cet ennemi totalement muet, dénué de sentiments et de personnalité : des personnages visibles, à l’inverse de l’original où l’on apercevait jamais le visage de l’assiégeant, mais suffisamment « transparents » pour évoquer une malsaine et effrayante froideur animale. Le siège du chantier ensuite qui nous rapproche évidemment du commissariat et de ses civils prêts à tuer pour sortir vivants du bâtiment. Et on pourrait continuer longtemps à jouer le jeu des références tant le film en déborde, sans jamais pourtant sombrer dans le plagiat ridicule et fauché (malgré un budget léger de moins de 4 millions de dollars…). Le film s’avère même parfois diablement efficace avec ses moments de violences explicites et barbares où chaque protagoniste peut potentiellement disparaître du métrage sans états d’âme dramatiques et pleurnichards. Le suspens est donc parfaitement géré, les scènes d’action efficaces et le casting étonnamment réussi : les vétérans Fred Ward (Trémors ou Rémo…) et Léa Thomson (rare à l’écran depuis les Retour vers le Futur et Howard…) savent user de leur expérience de manière convaincante au profit de leur personnage et Desmond Harrington (fantastique dans Love Object) continue sa petite carrière sans réussir à accéder au rang d’acteur reconnu qu’il mérite pourtant amplement…

Exit Speed a donc tout de l’excellente bande d’action, efficace et distrayante : le dessus du panier en matière de D.T.V. comme on aimerait en croiser un peu plus souvent. Une fois de plus Emylia a décidément eu du flair…

 

 

Le Blu-ray : 06/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85 ; ratio vidéo : 16/9 ; compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD High Résolution Audio : Français 5.1, Anglais 5.1, DTS-HD master Audio : Français 2.0
  • Sous titres : Français

Énorme déception pour Emylia qui nous avait, depuis quelques temps, habitués à énormément de rigueur dans la conception de leurs blu-ray. La source HD ne devait, cette fois-ci, pas être disponible puisque cette galette ne s’avère être qu’un simple upscale de l’édition DVD. La durée du film, identique en HD et SD nous avait déjà interpellé mais une fois lancé dans la platine le doute se confirme : l’image déroule en 50 hertz et non en 24 comme elle le devrait en blu-ray. On se retrouve face à une image sans saveur, très plate et beaucoup trop douce pour le format. Les contrastes s’avèrent tout aussi faiblards et pénalisent les nombreuses scènes nocturnes. Seul la compression sans faute permet de faire très légèrement la différence avec le DVD mais si vous êtes équipé d’un lecteur avec un bon upscaler, il est complètement inutile de vous précipiter sur le format bleu…

Pas grand-chose de spectaculaire non plus du côté du son : malgré des pistes audio HD, seuls quelques sifflements de balles et le vrombissement des moteurs de motos parviendront jusqu’aux surround arrières de votre installation. L’action est donc principalement frontale mais développe tout de même suffisamment de dynamique pour profiter pleinement du spectacle. La V.F. stéréo, un peu étriquée, est plus anecdotique malgré son encodage Master Audio….

Pas de bonus, même pas la moindre bande-annonce éditeur… On saluera tout de même l’initiative d’utiliser désormais un boîtier blu-ray pour leurs combos plutôt que celui d’un Dvd.

Nicolas C.

 

 

 

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