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Eyeborgs

 

Le film : 13/20

  • USA - 2009
  • Budget – 3 700 000 $
  • Production: Image entertainment
  • Réalisation : Richard Clabaugh
  • Avec Adrian Paul, Luke Ebert, Danny Trejo…

Un nouveau système de surveillance mis en fonction par le gouvernement, les Eyeborgs, se révèle être sous le contrôle des auteurs d’un complot visant à supprimer le Président des Etats-Unis. Flic plus très frais, Adrian MacLeod part en guerre contre les robots espions…

Avec Eyeborgs nous voici une fois de plus face au parfait exemple de D.T.V. dont on attend absolument rien ! Une intrigue de thriller d’anticipation plutôt (trop) ambitieuse qui louche plus ou moins du côté de 1984 et Minority Report (George Orwell et Philip K. Dick, pas vraiment taillés pour jouer dans la cour des budgets étriqués…). Un casting mené par un Adrian Paul bien fatigué, depuis longtemps N°1 des endives has been en rade de série T.V., et par un Danny Trejo bien buriné, qui doit aussi payer ses impôts entre deux péloches de Rodriguez. Des effets visuels, enfin, annoncés comme ambitieux et nombreux (près de 600 plans) malgré une enveloppe plutôt modeste (moins de 4 millions pour un film à FX ça fait pas lourd…) et un réalisateur qui nous avait pourtant déjà fait bien marrer avec ceux, relativement moisis, du Python de chez U.F.O. … En bref, tous les obstacles réunis pour envoyer la péloche droit dans le mur, ou, plus sûrement, dans les bacs à solde d’un Cash-machin…

C’est peut-être justement à cause de ces a priori que Eyeborgs se révèle être une agréable surprise, pas un D.T.V. incontournable c’est sûr, mais un divertissement honorable qui a le mérite de vous garantir 90 minutes d’action et d’intrigue sans excès de temps morts ! Une petite réussite donc, qui tient tout d’abord à la qualité de ces FX, au final plutôt réussis et parfaitement intégrés à l’écran (même s’il est bien évidemment beaucoup plus facile de réaliser un robot « boite de conserve » en synthèse qu’un anaconda mutant à quinze têtes…) et d’une intrigue simple mais suffisamment maîtrisée (même si forcément trop étriquée par le budget) pour suivre avec intérêt le cour des évènements, jusqu’à la révélation finale en forme de twist sympatoche et de règlement de comptes bien bourrin. Des images qui fininssent du coup par nous convaincre complètement ! Pas de miracle par contre concernant le casting : Paul traverse le film en tirant une tronche mono expressive de déprimé et Trejo, de simple passage, vient effectivement régler ses comptes avec le fisc…

Un D.T.V. au final tout à fait recommandable, au pitch un peu plus ambitieux qu’à l’accoutumé : si le résultat n’est pas forcément à la hauteur de ses prétentions (la photographie du film, trop formatée série T.V.), il a au moins le mérite de nous distraire et donc de nous en donner pour notre pognon. Pour ce type de prod’, on n’en demande pas plus !

 

 

Le Blu-Ray : 15/20

  • Editeur : Free Dolphin Entertainment
  • Distributeur : Paramount Home Entertainment France
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 2.35, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080i
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1, Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Un blu-ray à l’image hésitante, qui navigue entre une définition détaillée et précise tandis que certaines séquences se révèlent parfois un peu trop lisses. L’encodage 1080i (pas de 24 images/secondes) n’est peut-être pas étranger à ce léger manque de précision. L’ensemble reste tout de même convenable : nous nous trouvons, à ne pas en douter, face à un encodage HD !

Double piste DTS-HD au rendu très efficace : les surround sont régulièrement sollicités pour nous en mettre plein les oreilles lors des scènes de combats ! A noter une V.F. tout aussi dynamique mais surtout convenablement doublée : une caractéristique suffisamment rare en galette D.T.V. pour être signalée…

Une poignée de bonus pour finir. Le making of, très promo, offre quelques interviews et des images de tournage : pas grand-chose de véritablement passionnant à se mettre sous la dent… Pas mieux du côté des scènes coupées, qui n’apportent rien de nouveau à l’intrigue, ou de la mini featurette, qui nous montre comment réaliser un robot en images de synthèse. Plus anecdotiques encore les quelques minutes de bêtisier et le clip, un pseudo groupe métal aux images carrément ringardes. Rien d’incontournable donc, mais on salue tout de même l’éditeur d’avoir amené un peu de « matière » supplémentaire à ce blu-ray !

Nicolas C.

 

 

 

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