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Father's Day

 

Le film : 12/20

  • USA/Canada - 2011
  • Budget : 10 000 $
  • Production: Troma Entertainment, Astron-6
  • Réalisation : Astron-6
  • Avec Adam Brooks, Jeremy Gillespie, Matthew Kennedy …

Depuis le meurtre atroce de son père, Ahab vit reclus en marge de la société. Traumatisé, il est depuis obsédé par la traque du tueur, un dénommé Fuckman, serial killer aux centaines de morts qui sévit chaque année à l’occasion de la Fête des Pères. Le grand jour approchant Ahab se prépare à un face à face impitoyable pour venger la mort de son géniteur…

Déjà entre-aperçu il y a quelques semaines au marché du film via les teasers-affiches du stand Troma, Father’s Day débarque rapidement sur le territoire français chez l’éditeur Elephant Films. Avec une promo résolument centrée sur la rencontre des univers Troma (la firme de Lloyd Kaufman a en partie produit le film…) et de l’univers 70’s des péloches Grindhouse, cinoche ciné-bis de drive-in, (remis au goût du jour par le duo Tarentino/Rodrigues) le film réalisé par le collectif Nexus-6 nous déçoit pourtant un peu. On avait pourtant toutes les raisons d’être enthousiaste face à ce Father’s Day : tout d’abord nous sommes tout simplement fan de l’univers gore/nichons/scato "made in Tromaville". Secondo, Nexus-6 nous avait convaincu par ses fausses bandes annonces parodiques dans l’esprit de celles déjà présentes en complément de programme de Planet Terror et Death Proof réalisées, entre autre par Rob Zombie et Eli Roth. Des courts métrages efficaces et vraiment dans l’esprit du Z nostalgique, excellemment montés et toujours crédibles dans leur mise en scène kitsch et premier degré. Même les trailers conçus pour Father’s Day s’avèrent appétissants, fun et sans temps morts. Difficile donc de ne pas être déçu par la première heure du film qui, malgré quelques séquences bien gore et un humour bien tordu, ne répond pas complètement à nos attentes de péloche tordue à l’esprit Z : le film se perd un peu dans des séquences pleines de rien, appuyées par des dialogues qui tombent un peu à plat et dont l’intérêt relatif casse le rythme du film. Il faut alors attendre la deuxième partie du film, presque un autre métrage en soi, pour retrouver le rythme et le fun qui nous manquaient un peu précédemment : un énorme nawak, drôle, inventif, gore et cul à souhait. De la vrai série Z à l’ancienne qui se conclut de façon magistrale avec un gros gloumoute cradingue et réussi qui devrait réjouir les amateurs de maquillages et d’animatroniques 80’s.

On regrette donc que le rythme du film ne prenne pas ses marques plus tôt dans l’intrigue : le scénario aurait certainement mérité un peu plus de folie graphique dans sa première partie, mais au vu de son budget très restreint ce Father’s Day reste tout de même un sympathique divertissement pour une soirée entre potes. On précise tout de même que l’on aurait peut-être apprécié d’avantage le film si notre visionnage n’avait pas été perturbé par d’insupportables défauts techniques du dvd/blu-ray (voir plus bas…). Un film à réévaluer en d’autres circonstances ?

 

 

Le Blu-Ray : 08/20

  • Editeur : Elephant Films
  • Distributeur : Seven7
  • BD-25
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77, ratio vidéo : 16/9, Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1, Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Le gros problème de cette galette concerne directement son image avec un énorme souci de saccades sur les déplacements latéraux tout au long du film. Comme si un problème de conversion 1080P/1080i (le nombre de trames par seconde) était intervenu au cours du transfert sur galette. Le plus étrange reste que ce problème se retrouve tout autant sur le blu-ray que sur le DVD dont les supports ne possèdent pourtant pas les mêmes caractéristiques de déroulement d’image par seconde… (Vous suivez ?). Un mic-mac incompréhensible qui sent le bidouillage à plein nez, à moins que les masters fournis à Elephant ne soient eux-mêmes foireux. On a pu lire sur d’autres tests internet du film que ces saccades n’étaient pas vraiment gênantes : nous ne sommes malheureusement pas du même avis… Pour le reste, colorimétrie et piqué d’image, c’est du tout bon avec des couleurs qui claquent et une image impeccablement détaillée ! Dommage pour le reste donc...

Côté son le DTS-HD ne fait pas d’étincelles et les surrounds restent plutôt calmes mais au vu du budget et des conditions de tournage on ne s’attendait pas à un mastering audio digne de Star Wars… Les dialogues sont toutefois très clairs et les ambiances musicales suffisamment dynamiques pour que l’on profite sans soucis du spectacle.

Il faudra vous rabattre sur le dvd (compris dans le coffret Blu-ray) pour profiter des bonus puisque ces derniers sont absents de la galette HD. Au programme des scènes coupées sans grand intérêt mais pour le reste c’est plutôt réussi : les trailers alternatifs, façon Grindhouse, sont à notre avis plus réussis que le film lui-même ! Même constat pour le court métrage Laser Ghost, monté sur le même principe de trailer géant : très con mais dynamique et sans temps morts. Tout aussi barré, le module sur le maquillage de Fuckman, dans un esprit évidemment très "Troma" et pour finir une sympatoche featurette sur The Dude Design, créateur de l’affiche du film. Une interactivité complète et incontournable.

Nicolas C. 

 

 

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