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FunnyMan

 

Le film : 14/20

  • Royaume-Unis – 1994
  • Budget – 80 000 $
  • Production : Nomad Pictures
  • Réalisation : Simon Sprackling
  • Avec Tim James, Christopher Lee, Benny Young…

Un joueur de poker perd son manoir au cours d’une partie. L’heureux bénéficiaire des lieux Max Taylor, un producteur ringard, débarque aussitôt avec sa famille et quelques auto-stoppeurs pour faire une rencontre aussi inattendue que mortelle : le Funny Man, un bouffon aux pouvoirs surnaturels bien décidé à éliminer ces indésirables squatteurs…

Après une première édition digne d’une VHS au bout du rouleau (voir du côté de la collection halloween chez Action & Communication : à éviter donc…), Néo récupère les droits du film pour nous offrir enfin une édition à l’image digne de cet excellent petit slasher anglais. Fortement inspiré des croquemitaines 80’s ricains façon « meurtres fun et humour noir » à la Fred Krueger, Funny Man enchaîne l’élimination sanglante du casting avec une efficacité et une inventivité visuelle très réussies pour un petit budget franchement microscopique (avec 80 000 $ même Régent n’est pas foutu de nous torcher un court métrage correct…). Pas le temps de s’ennuyer donc devant les atrocités bien poilantes et gore de ce nouveau croquemitaine, malgré un scénario d’une banalité édifiante, où vous pourrez croiser, en bonus, l’imposante carrure de Christopher Lee, nous prouvant au détour de quelques séquences inutiles que même les plus grandes légendes ont fichtrement besoin de cachetonner pour raquer leurs factures. Réalisé au milieu des années 90, le film semblait facilement taillé pour devenir instantanément culte en installant un nouveau boogeyman à la personnalité forte et rassembleuse. Funny Man est pourtant curieusement resté quasiment anonyme alors que l’on aurait aisément imaginé que de nombreuses suites allaient être tournées dans la foulée de ce premier opus. La faute peut-être à la chanson pourrave du Funny Man : une sorte de comptine pour enfants débiles et/ou dégénérés…

Reste donc cet unique film d’une franchise avortée, avec ses qualités et ses défauts, qui offrait tout de même l’avantage de ne pas être gangrené par des images de synthèse merdiques. Les derniers soubresauts du maquillage et de l’effet live/mécanique avant l’ère du tout numérique et de la synthèse. Un modeste vestige d’une époque révolue en quelque sorte…

 

 

Le DVD : 13/20

  • Editeur : Néo Publishing
  • Distributeur : Warner Vision
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Français 2.0, Anglais 2.0
  • Sous titres : Français

Une édition salvatrice si l’on considère les caractéristiques techniques désastreuses de l’édition précédente (du 1.85 flou en 4/3, uniquement en V.F. ). Le format 16/9 est respecté, la copie est tirée d’un vrai master vidéo… que du bonheur quoi ! Reste l’encodage parfois un peu défaillant qui amène un peu de bruit vidéo lors des scènes les plus sombres.

Côté son c’est avec joie que l’on découvre enfin la V.O. du film : Même si la V.F. était plutôt convenablement doublée (avec la voix V.F. de Nicholson pour doubler le Funny Man !) la version originale est bien évidemment plus naturelle et plus efficace. Un atout pour une production dans trop de pognon ! Nous avons en tout cas droit à une simple mais efficace piste stéréo convenablement mixée dans les deux langues. De quoi amplement nous contenter !

Pas grand-chose à se mettre sous la dent côté bonus avec quelques filmographies et une galerie photo…

 

 

 

 

funnyman