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Grizzly Park

 

Le film : 11/20

  • USA - 2008
  • Budget –
  • Production: ScatterScream Productions
  • Réalisation : Tom Skull
  • Avec Glenn Morshower, Randy Wayne, Zulay Henao…

Un groupe de jeunes délinquants exécute des travaux d’intérêt général au fond des bois en ramassant des détritus. Si les bonnes volontés se font rares les ennuis eux affichent présents avec un serial killer en vadrouille et un grizzly suffisamment contrarié pour vous arracher la tronche d’un simple coup de patte…

 “...La référence dans les films de Grizzly mangeurs d'homme…” nous indique la jaquette du dvd. Une manière bien pratique de ne pas trop se mouiller tant l’animal est loin d’être aussi exploité que le requin ou le serpent (par cagettes entières en D.T.V.) : un film en 76 (Grizzly : le Monstre de la forêt) puis un Decoteau minable tourné en parallèle à ce grizzly. Mais que vaut vraiment cette nouvelle production d’attaques animales au final ? Pour commencer on peut d’ors et déjà vous annoncer que le titre trompe le spectateur sur la marchandise : il faut attendre le dernier quart d’heure du film pour voir enfin l’ours en pétard passer à l’assaut ! À ce moment là le film se réveille subitement et enchaîne quelques attaques surprenantes et particulièrement sanglantes ! Des FX live bien craspecs comme dans les bonnes vieilles 80’s ! On approuve donc à 100% d’autant plus que l’ours employé (un vrai, pas un vieux machin en synthèses moisies ou un mec déguisé en Baloo…) s’avère particulièrement menaçant : son dresseur, au casting du film, colle quand même sa tronche dans la gueule de la bête ! Impressionnant. Pour le reste (c'est-à-dire la majorité du film…) le scénario s’apparente plus à un teen movie classique où il ne se passe malheureusement pas grand-chose. Blindé de stéréotypes le casting aligne bimbos, délinquant nazi, hacker et voleurs, dans un festival d’interprétations complètement nazes. On s’emmerde donc lourdement en attendant que le film décolle vraiment, malgré un certain soin apporté à la réalisation et à la photographie du film (les forêts sont admirablement exploitées et mises en valeurs).

Un bilan mitigé donc, partagé entre ennui et relative efficacité de l’épilogue. Une chose est sûre : si le film avait su maintenir le niveau de son final sur la longueur, on aurait certainement eu droit à un incontournable du film d’agressions animales. En l’état Grizzly n’en est malheureusement qu’un petit avant goût…

 

 

Le DVD : 12/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.78, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Français 2.0, Anglais 5.1 ; DTS : anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Un master de qualité pour un tournage en HD : aucun défaut à signaler donc concernant la copie. Bilan plus mitigé en revanche, concernant la compression, qui peine parfois à gérer une image riche en détails. Les scènes nocturnes n’arrangent rien et génèrent un peu de bruit vidéo. L’ensemble reste tout de même honorable pour une production modeste et si le film vous emballe vraiment vous pouvez toujours vous rabattre sur la version blu-ray qui devrait (on l’espère) gommer ces petits défauts de compression.

Une qualité de son plutôt standard malgré la diversité de ses formats. Par chance c’est la V.O. qui bénéficie de pistes 5.1 en DTS et Dolby Digital. Difficile par contre de véritablement les départager tant ces dernières proposent des caractéristiques quasi identiques : une discrète présence des surrounds arrières pour une spatialisation principalement centrée sur l’avant. Pas ébouriffant mais efficace. On est par contre un ton en dessous pour la V.F. et sa simple stéréo mais le doublage est de toute manière à fuir de toute urgence…

Côté bonus, vous aurez de quoi en apprendre un peu plus sur le tournage avec des interviews des acteurs, les coulisses du dressage de l’ours pendant le tournage et la démonstration des techniques rudimentaires de FX à base de déguisements minables quand le véritable ours n’est pas exploité (invisibles à l’écran pendant le film mais de ce côté du décor vous verrez c’est plutôt poilant…).

Nicolas C.

 

 

 

grizzly park