________________________________________________________________________

 

Les Guerriers d'Odin

(berserker)

 

Le film : 11/20

  • Afrique du sud - 2001
  • Budget -
  • Production : Peakviewing
  • Réalisation : Paul Matthews
  • Avec Graig Sheffer, Kari Wuhrer, Patrick Bergin Le film

Le seigneur vikings Thorsson trahit Odin en exécutant ses meilleurs guerriers les berserkers. Pas cool. Pour se venger le maître des dieux condamne Barek, le fils du seigneur, à errer au fil du temps. Ce dernier se retrouve parachuté à notre époque, dans un asile, une armée de guerriers aux baskets bien décidé à se venger…

Chouette jaquette réalisée par Elephant Films pour ces guerriers d’Odin qui n’en méritaient pourtant pas tant ! Voilà donc sous nos yeux l’exemple typique de film que l’on s’imagine inévitablement naze, malgré un visuel plutôt chiadé, mais qu’on ne va pas pouvoir s’empêcher d’acheter. Vous avez donc de la chance puisqu’on a craqué à votre place ! Bilan de ce test ultime juste pour vous amis lecteurs, égarés sur les pages webs de Maniacs (comment vous avez fait pour vous retrouver là d’ailleurs ?). Une fois le blu-ray acquis et la galette insérée dans votre lecteur vous avez donc deux solutions : soit vous pleurez tout de suite votre pognon avec le sentiment de vous être fait salement enfler, soit vous êtes un gros geek DTV hardcore (comme nous quoi…) et vous passez outre les caractéristiques techniques pourraves du blu-ray (voir plus bas…) et l’indignation de ne pas vous retrouver devant une œuvre de l’ampleur du Treizième Guerrier et là… vous allez vous poiler !!!

Les Guerriers d’Odin est donc une fantastique daube, un nanar phénoménal qui bouffe dans toutes les gamelles : du Treizième Guerrier cité précédemment au pire d’Highlander en passant par les années héroic fantasy / post apocalypse fauchés d’Albert Pyun. Mais aussi un poil de folklore nordique, de mythologie vampirique et, évidemment, un chouia de cul (parce qu’un poil…bof) pour parfaire ces 80 minutes d’immense nawak ! Dans le genre « je filme n’importe quoi, n’importe comment, à cent à l’heure, avec plein de fumé et de filtres flashy qui font mal aux yeux pour faire gros budget » Paul Matthews nous offre une perle daubesque qui mérite le détour, un truc improbable, complètement bis, mais suffisamment rythmé (80 petites minutes au compteur) pour ne pas s’emmerder une seule seconde ! Et puis il y a aussi l’occasion de se foutre de la gueule de Graig Sheffer et Patrick Bergin, à peu près aussi crédibles en vikings qu’un gamin d’école élémentaire avec les mêmes fringues dans un défilé de carnaval. La grosse honte mais qu’est-ce que c’est drôle…. Notons enfin qu’il s’agit d’une occasion supplémentaire de rajouter un film de plus à la filmo « Girls, Girls, Gore » de Kari Wuhrer, fidèle à elle-même donc souvent plutôt à poil. Un bon point ça aussi.

Si vous aimez les DTV 100% nazes qui vont à 100 à l’heure, foncez, vous ne serez pas déçus !

 

 

Le Blu-ray 4/20

  • Editeur : Elephant Films
  • Distributeur: Seven7
  • BD-25
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : français 5.1, anglais 5.1, DTS : Français 5.1, Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Autant vous prévenir tout de suite avant de jeter votre pognon par la fenêtre : si vous voulez acquérir le film (après ce que j’ai raconté là-haut vous allez forcément vouloir le chopper…) N’ACHETEZ PAS LE BLU-RAY ! Prenez plutôt le dvd : vous n’y verrez certainement aucune différence. Concernant la galette HD, l’image est une véritable honte, un affront au support, même pas digne d’un dvd médiocre : image floue, piqué inexistant, contours instables, c’est la totale et c’est du jamais vu chez nous jusqu’à présent en blu-ray ! Vous êtes prévenus… Guère mieux à sauver concernant les pistes sons DTS et dolby digital 5.1 : une simple stéréo élargie, sans grand éclat. Au moins ne nous ont-ils pas fait l’affront de nous offrir des pistes audio HD bidon… Pas de bonus…

Au final, du beau foutage de gueule de la part d’Elephant Films d’oser éditer des films en blu-ray avec de telles caractéristiques techniques (vendu environ 20 euros, et je parle en tant que consommateur puisque ce blu-ray ne nous a pas été fourni par l’éditeur : nous l’avons acheté…). Ce n’est certainement pas, une fois de plus, avec ce genre de méthodes commerciales malhonnêtes et j’m’en foutistes que le blu-ray réussira à se démocratiser…

Nicolas C.

 

 

 

guerriers d'odin