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Harpoon

(Reykjavik Whale Watching Massacre)

 

Le film : 14/20

  • Islande - 2010
  • Budget – 4 000 000 $
  • Production: Icelandic Filmcompany
  • Réalisation : Júlíus Kemp
  • Avec Gunnar Hansen, Pihla Viitala, Nae Yuuki…

Des touristes débarquent dans un port islandais pour embarquer sur un bateau et observer les baleines. Une tragédie les contraint à se réfugier sur un autre navire dirigé par une famille de psychopathes meurtriers…

Has been les péloches ricaines ! Après la vague d’horreur espagnole très orientée « fantôme », ce sont désormais les pays nordiques qui tentent de s’imposer comme le nouvel espoir du genre horrifique. Des thématiques classiques mais revisitées façon glaçon avec les vampires suédois de Morse (hors catégorie : chef-d’œuvre), le boogeyman norvégien de Cold Prey et la famille de dégénérée de cet Harpoon islandais. La preuve, pour ce dernier, que le slasher / survival est un filon décidément inépuisable ! Cadre scope, photographie soignée, ce D.T.V. affiche d’entrée des prétentions artistiques autrement plus ambitieuses que n’importe quelle prod’ Post Scream tournée à la ramasse pour une poignée de dollars…On sera par contre plus réservé concernant les qualités d’un scénario qui souffle en permanence le chaud et le froid, le surprenant et le navrant. Le pitch navigue dans tout les cas en terre connue : un groupe isolé, des rednecks allumés et un jeu de massacre qui peut enfin commencer ! Pas de grande originalité donc dans ce démarquage maritime du Texas Chainsaw Massacre ( le titre original est Reykjavik Whale Watching Massacre : difficile de faire plus lourdingue comme référence…). Malgré une mise en situation sans temps mort les traqués tournent rapidement en rond dans les cales du bateau pendant que la réalisation aligne quelques stéréotypes inhérents au genre : la tentative de viol (sans conséquences directes sur la suite des évènements, on se demande ce qu’elle vient foutre ici..) et le destin d’un des survivants (très nuit des morts vivants) sont d’une maladresse franchement embarrassante. Des gros moments de doute heureusement compensés par quelques scènes déjà presque cultes : la « pêche » au harpon et le pétage de plombs face à un orque hargneux valent bien que l’on signe tout de suite pour la suite ! Reste la caractérisation des personnages, enfin, parfois insupportable de clichés débiles (le français…) ou surprenant de « complexité » ( la jeune asiatique qui va finir par s’émanciper…). Le pire et le meilleur encore une fois, à l’image du reste du film.

Malgré ses défauts Harpoon reste un slasher tout à fait recommandable pour le novice et bien évidemment incontournable pour l’amateur du genre : pas de quoi franchement révolutionner le genre mais ses quelques trouvailles le hissent sans problème parmi les meilleurs, dans le dessus du panier, si on le compare à toutes les bouses fauchées qui sortent à la chaîne dans les linéaires de nos hypermarchés…

 

 

Le Blu-Ray : 15/20

  • Editeur : Initiative Cinéma One
  • Distributeur : Seven7
  • BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 2.35 ; ratio vidéo : 16/9 ; compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1, Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Un master vidéo qui respecte à la perfection l’aspect argentique du film. Le grain cinéma est présent mais ne trouble jamais l’image qui nous offre une belle profondeur de champ et un piqué précis et détaillé. Les contrastes et la colorimétrie désaturée respectent également la photographie du film : Un D.T.V. dont les qualités techniques dépassent une fois de plus nombre de Blu-Ray de majors…

Des pistes DTS-HD qui nous immergent à la perfection dans l’ambiance oppressante du film et jouent sur les effets de surprise et de petits détails sonores inquiétants qui parcourent nos Surround arrières. Pas d’effets tonitruants mais l’ensemble s’avère dynamique et efficace. On ne saurait que trop vous conseiller, une fois de plus, de vous concentrer sur la version originale du film, plus harmonieuse et plus crédible…

Pas de bonus à bord : on aurait aimé en apprendre un peu plus sur les conditions de tournage et les prémices de ce projet…

Nicolas C.

 

 

 

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