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Human Contagion

(Devil's Playground)

 

Le film : 14/20

  • Royaume-Uni - 2010
  • Budget : 2 400 000 $
  • Production: HMR Films
  • Réalisation : Mark McQueen
  • Avec Danny Dyer, Craig Fairbrass, MyAnna Buring…

À Londres, dans un futur proche, les industries pharmaceutiques Newgen lancent un nouveau produit : le RAK-295. Ce nouveau stimulant et accélérateur de performances va causer des changements physiques et des allergies dramatiques aux 30.000 cobayes. Seule Angela Mills en sortira miraculeusement indemne. Alors que le monde succombe à ce nouveau mal, Cole, mercenaire endurci, est engagé par les laboratoires Newgen. Si Angela est retrouvée à temps, l’extinction de l’humanité sera peut-être empêchée…

Le phénomène zombi continue d’inspirer boites de production et réalisateurs et, par conséquent, des brouettes de D.T.V. mixant morts-vivants, mutations et apocalypse humain à grande échelle. Human Contagion (version française de Devil’s Playground…) fait bien évidemment partie de cette vague, quelque part entre 28 Jours Plus Tard, pour l’invasion anglaise de contaminés mutants et Résident Evil pour les labos pharmaceutiques bien pourris qui expérimentent des virus incontrôlables sur la population. Quelques faits donc, mais que vaut vraiment, au final, ce D.T.V. à la jaquette peu engageante ? Eh bien pour tout dire il est plutôt réussi ! Malgré un budget plutôt léger (à peine plus de deux millions de dollars pour un film de ce genre, c’est tout de même très léger…) chaque centime est généreusement étalé sur votre écran de téloche, même si les plans larges de la ville ou des rues se font bien évidemment rares et se limitent généralement à un cadre étriqué où détale une poignée de contaminés. Un D.T.V. qui tient la route donc et sait se montrer parfaitement convaincant dans son rythme , sa mise en scène et son interprétation (MyAnna Buring, déjà aperçue dans The Descent, et cette trogne burinée de Graig Fairbrass croisé dans Cliffhanger et le D.T.V. Protéus…). Aucune chance de s’ennuyer donc au cours de ces 90 minutes de film : peu de discours (ce que l’on craignait énormément à la vision des premières minutes plutôt explicatives…), de l’action zombiesque façon Yamakasi (un peu étrange et décalé mais… pourquoi pas !), du gore sanglant et sans concession, et une véritable ambiance plombée qui parvient à restituer un environnement glacial et lugubre de fin du monde par contagion. Évidemment le film n’est pas exempt de défauts (des stéréotypes du genre par wagons entiers, des dialogues pas toujours très convaincants, de l’action qui manque un peu d’ampleur…) mais au vu de ce que l’on déniche habituellement dans le genre, ce Human Contagion tient presque du miracle !

Autant dire que si un douloureux détail technique n’avait pas plombé la note de cette fiche (voir plus bas l’absence de V.O. …) ce D.T.V., sans être un chef-d’œuvre, aurait pu être le coup de cœur « ciné/potes/pizzas » de ce mois d’avril. À vous de voir si ce « détail » a de l’importance pour vous. En l’état le film reste un divertissement efficace et plaisant. En gros, vous en aurez pour votre pognon !

 

 

Le Blu-Ray : 09/20

  • Editeur : Zylo
  • Distributeur : Zylo
  • BD-25
  • Format image : Ratio cinéma : 2.35; ratio vidéo : 16/9; Compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1
  • Sous titres : aucun

Une image au format PAL 50 herz qui n’affiche donc pas de 24p. Le piqué répond tout de même présent à l’appel avec une belle profondeur de champ, du détail et des contrastes bien appuyés (le film se passe en grande partie dans l’obscurité). De la vraie HD qui parvient sans mal à nous convaincre !

Le point noir de ce blu-ray ! Zylo récidive en se contentant de nous livrer une simple V.F. sans V.O. ni sous-titres ! On pensait que cette très mauvaise habitude finirait par disparaître de leur planning mais il semble que l’on soit encore obligé de subir d’infâmes V.F. piteusement doublées (c’est le cas pour ce Blu-ray : la V.F. discrédite véritablement le film). On ne comprend pas ce choix qui ne joue généralement pas en faveur de la crédibilité de la plupart des péloches… À noter enfin une erreur sur la jaquette puisque la piste son n’est pas en stéréo mais en DTS-HD 5.1. Une piètre consolation…

Pas le moindre bonus à se mettre sous la dent…

Nicolas C.

 

 

 

human contagion