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Hunt to Kill

 

Le film : 13/20

  • Canada - 2010
  • Budget –
  • Production: Anchor Bay Films
  • Réalisation : Keoni Waxman
  • Avec Steve Austin, Gil Bellows, Gary Daniels…

Un agent de la sécurité des frontières est pris en otage avec sa fille par un groupe de tueurs décidés à récupérer un gros pactole de pognon volé. Le convoi du groupe au cœur de la forêt canadienne ressemble à un voyage sans retour pour la petite famille réunie mais après les compromis et l’humiliation vient le temps de la vengeance et de la tarte dans la tronche…

Et un catcheur de plus qui déboule de l’autre côté du petit écran D.T.V. ! Après Les Condamnés et The Expendables on a eu peur pour le nouveau film de Steve Austin tant le scénario nous inspirait un air de déjà vu… Et pourtant cette petite prod’ financée en partie par Anchor Bay (au départ simple éditeur culte de DVD ricains) tient finalement très bien la route et écrabouille sans peine la concurrence placée sous le signe des gros flingues et de la baston. Un petit coup de cœur donc, justifié tout d’abord par le casting : même si Steve Austin joue comme un pied, sa mono expressivité colle parfaitement au personnage et à la situation, partagé entre l’idée de protéger sa fille et d’éclater la tête des kidnappeurs. Bellows ensuite : échappé d’Ally Mc Beal, recyclé depuis un bon moment du côté des low budget, mais génial lorsqu’un rôle lui offre l’opportunité d’en faire des caisses. C’est ici largement le cas pendant la quasi-totalité du film. Cabot mais jamais lourd : la marque d’un vrai acteur ! On n’échappera évidemment pas à la présence de Gary Daniels, plutôt sobre et effacé, qui se livrera néanmoins à une excellente baston face au colosse catcheur, et la petite apparition éclair pour finir de Eric Roberts, qui confine le statut du casting à l’étiquette 100% D.T.V. Personnellement on est client ! Hunt to Kill impose aussi une certaine maîtrise dans l’utilisation de ses décors naturels : la forêt s’avère tour à tour hostile et inhospitalière ou protectrice et complice. Si le film accuse une légère baisse de rythme à mi-parcours, la réalisation se montre suffisamment généreuse en explosions, poursuites et bastons pour garantir le plaisir de l’action à l’ancienne, comme à l’époque des Schwarzy/Stallone que l’on vénérait à chaque nouveau film. Comme l’ensemble est en plus filmé avec efficacité, on aurait vraiment tort de se priver de ce blu-ray !

Hunt to Kill est donc une excellente surprise qui ne révolutionnera pas le genre mais qui sait faire preuve d’un vrai savoir faire et d’une efficacité très 80’s. Ne vous arrêtez pas à la jaquette très moche du DVD/Blu Ray, vous ne serez pas déçu !

 

 

Le Blu-Ray : 16/20

  • Editeur : E1 Entertainment
  • Distributeur : Aventi
  • Distribution BD-50
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77 ; ratio vidéo : 16/9 ; compression vidéo : AVC, 1080p
  • Format audio : DTS-Hd Master audio : Français 5.1, Anglais 5.1; PCM stéréo : Francais, Anglais 
  • Sous titres : Français

Du top démo concernant l’image ! On ne s’attendait à rien concernant un titre catégorisé « consommé et aussitôt digéré » mais dès les premiers plans le constat s’impose : ce blu-ray nous propose l’une des plus belles images qu’il nous ait été permis de voir sur le support ! Un piqué étourdissant qui révèle d’innombrables détails à chaque image (les vues en forêt sont magnifiques…) et permet au d’exploiter au maximum l’effet de relief si significatif du support. Colorimétrie et contrastes sont au diapason : un traitement digne d’un blockbuster ! Bluffant.

Moins flagrant, les pistes DTS s’avèrent tout de même efficaces et offrent une véritable spatialisation Surround : les enceintes arrières sont régulièrement sollicitées pour vous plonger au cœur de l’action. De la dynamique et du relief sonore : un traitement que l’on aimerait retrouver sur plus de Blu-Ray de major (Warner au hasard…).

Les suppléments présents dans l’édition américaine n’ont visiblement pas réussi à franchir l’Atlantique : aucun bonus à l’horizon, c’est le seul point noir de cette édition de qualité…

Nicolas C.

 

 

 

 

 

 

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