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Infestation

 

Le film : 15/20

  • USA - 2009
  • Budget –
  • Production: Icon Production
  • Réalisation: Kyle Rankin
  • Avec Chris Marquette, Brooke Nevin, Ray Wise…

Un bruit strident puis un réveil douloureux dans un cocon géant : on ne peut pas dire que la journée commence bien pour Cooper et ses collègues de bureau. Les évènements vont pourtant continuer à déraper du côté de la mauvaise pente quand le petit groupe de survivants va comprendre qu’ils sont désormais la proie d’insectes géants, bien décidés à transformer la population de la petite ville en monstres mutants arachnéens ou, plus simplement, en casse croûte pour le reste de la colonie…

Produit par Icon, la boite de production de Mel Gibson, Infestation est le parfait exemple du DTV soigné et réussi. Sur le modèle « comédie/créature/gore » que l’on a déjà croisé du côté de Tremors, Arack Attack ou Black Sheep, cette invasion d’insectes mutants vaut amplement le détour si vous êtes amateur du genre. Un film, qui malgré son budget restreint (que l’on imagine aisément deux à trois fois inférieur à celui des autres titres cités précédemment…) bénéficie d’FX particulièrement réussis : les insectes n’affichent pas de défaut d’incrustation (leur vol s’intègre parfaitement dans le ciel, même avec le piqué pointu du blu-ray !) et les mutations homme/insecte, sans renouveler le genre, parviennent tout de même à nous surprendre : Pour résumer rapidos, on est loin d’être chez Régent et leurs synthèses bien merdiques… Pas de miracle par contre du côté du scénario : on vise le service minimum qui se contente de suivre la trame classique du petit groupe de survivants enfoncé dans une belle mouise. Le film parvient pourtant à éviter le piège du huit clos à l’économie, souvent laborieux à visionner. Ici la petite communauté migre de bureaux en maisons, de rues en forêts : des changements de décors fréquents, pas forcément très spectaculaires mais amplement bénéfiques au rythme du film ! C’est également plutôt drôle, sans humour ringard ou lourdingue, et bien interprété, avec le plaisir toujours constant de retrouver l’incontournable Ray Wise dans un rôle d’allumé comme lui seul semble pouvoir les interpréter !

Beaucoup de qualités donc pour un modeste DTV qui mérite amplement le détour. Si vous êtes fan du genre, il ne vous reste plus qu’à investir quelques euros chez votre dealer de dvd/blu-ray habituel !

 

 

Le Blu-ray : 16/20

  • Editeur : Free Dolphin Entertainment.
  • Distributeur : Paramount Home Entertainment France
  • BD-25
  • Format image : ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9
  • Format audio : DTS HD Master Audio : français 5.1, anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Comme toujours chez Free Dolphin, les caractéristiques techniques sont toujours à la hauteur de nos attentes. Cette fois encore ce deuxième Blu-ray du catalogue ne nous déçoit pas. Sans atteindre les qualités d’un blockbuster récent, le master vidéo s’avère sans défaut, avec un piqué d’image très affûté, une belle profondeur de champs et un peu de grain sans conséquences fâcheuses pour la qualité de l’image. Pas de défaut majeur non plus concernant l’encodage : le blu-ray simple couche suffit amplement à contenir le film (assez court) et son making-of. Au pire pourra t-on notifier quelques légères faiblesses d’encodage dans certaines scènes un peu plus sombres qui accentuent d’avantage mais sans excès le bruit vidéo, mais ces séquences sont rares et l’ensemble reste tout de même parfaitement maîtrisé.

Côté son, les pistes DTS-HD master audio font parfaitement leur travail et offrent une belle dynamique à l’ensemble du métrage : les dialogues sont clairs et les Surround suffisamment sollicités pour que vous n’ayez aucun souci à entendre les nuées d’insectes mutants virevolter au dessus de vos têtes !

Free Dolphin n’oublie pas d’ajouter des bonus à ses DTV : un exemple que devraient suivre nombre d’éditeurs… Vous pourrez donc découvrir un petit making-of d’une vingtaine de minutes qui vous donnera un maximum d’informations sur le tournage sans se vautrer dans l’insupportable discours promo des featurettes un peu trop formatées, et la bande annonce du film.

Nicolas C.

 

 

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