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Infested

 

 

Le film : 12/20

  • USA - 2002
  • Budget -
  • Production : City Block Films
  • Réalisation : John Olson
  • Avec Zach Galligan, Amy Jo Johnson, Daniel Jenkins…

Les scénaristes ne sont décidément jamais à court d’idées pour nous infliger l’énième menace d’une bande de koalas nécrophiles ou l’assaut massif de canards psychopathes. Et pourquoi pas une attaque de mouches carnivores tant qu’on y est ? ben ça tombe bien, c’est justement le sujet du présent film….

Quelques amis se réunissent dans une maison isolée suite au décès d’un de leurs anciens camarades. Évidemment un essaim d’insectes tueurs (les mouches susnommées…) va s’acharner à foutre en l’air ce funeste week-end campagnard. L’unique idée novatrice de ce DTV « de luxe » (made in Sony quoi…) est de donner aux insectes le pouvoir de contrôler les corps de leurs victimes comme de serviles zombies. Une fois le concept rabâché, le film se contente de jouer le remake pépère de « La nuit des morts vivants » en y injectant tout de même une bonne dose de second degré (plutôt bienvenue d’ailleurs…). Les survivants subissent donc les agressions de leurs anciens potes transformés, pour l’occasion, en grosses ruches humaines pas franchement ouvertes à la déconnade… Malgré ce véritable esprit sympathiquement Z, on somnole sec pendant les 75 petites minutes que dure le métrage. La faute à un scénario plutôt bof, au manque de scènes chocs et sanglantes qui auraient pu relever la sauce, et à une série d’effets spéciaux particulièrement pourraves (les petits pixels en guise d’insectes c’est pas vraiment la grande classe…). Question casting, Zack Galligan, plus que jamais au fond du gouffre artistique, troque ses anciens camarades Mogwais contre une gangrène de la jambe bien moche : ok c’est un poil moins glamour mais ça paye aussi les factures… De quoi, cependant, nous faire regretter ses sympathiques prestations du doublon Waxwork…

En résumé, Infested est tout simplement un chouette nanar de studio : dénichable facilement pour quelques euros lors des régulières promos éditeur ou au fond d’un bac à solde. Pas de quoi s’afficher en tête de gondole, c’est sûr, mais on a la carrière que l’on mérite…

 

 

Le DVD : 14/20

  • Editeur : Columbia TriStar
  • Distributeur : Sony Pictures Home Entertainment
  • DVD5
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : français stéréo, Anglais stéréo
  • Sous titres : Français

Malgré le manque de prestige du film, le dvd bénéficie de la qualité technique des produits de majors et offre une image parfaitement encodée, un master propre au format respecté 1/85 et 16/9 ainsi qu’une v.f. ou v.o. en Dolby Surround. Que dalle par contre du côté des bonus, hormis une simple bande annonce. Le strict minimum syndical donc mais beaucoup d’autres DTV ne peuvent généralement pas en promettre autant… malheureusement.

NICOLAS C.

 

 

 

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