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Kari Wuhrer

 

Girls, Girls, Gore se frotte cette fois-ci à Kari Wuhrer, actrice au talent certes discutable mais aux nichons résolument irréprochables, dont la filmographie a tout de même déjà traversé plus de deux décennies ! Avec pas loin de soixante films au compteur Kari débute donc au début des années 90 et alterne apparitions dans quelques séries familiales (Married with Children, Class of 96, Beverly hills, 90210) et thrillers à poil comme dans Boulevard (1994), avec Rae Daw Chong, Lou Diamonds Phillips et Lance Henriksen (le casting bis de malade !). Elle apparaît également plus ou moins longuement dans Terminal Justice, Sensation et Sex & The Other Man (1995), Beyond Desire, Thinner et An occasional Hell (1996), Red Blooded American Girl 2 (1997) et même, plus surprenant, dans l’excellent Crossing Guard (1995) de Sean Penn au côté de Jack Nicholson. Principalement du D.T.V. et du téléfilm plus ou moins convenablement gaulés…

C’est finalement le réalisateur Luis Rosa qui lui offre enfin l’occasion de tourner avec quelques fringues sur le dos dans l’incontournable (avis perso…) Anaconda (1997), LE film qui a lancé la mode de l’attaque animale en images de synthèse pourraves ( Nu Image et U.F.O, entre autre, peuvent lui ériger un autel et venir prier devant tous les jours…). Kari joue donc une jeune productrice parmi une équipe de cinéastes décidés à tourner un documentaire sur une tribu indienne de la forêt amazonienne. Le tournage va évidemment être perturbé par un anaconda géant qui va s’évertuer à bouffer une grosse partie de l’équipage. Ce n’est pourtant pas dans le bide du serpent que Miss Wuhrer va rendre son dernier souffle, mais entre les guibolles d’un John Voight cabot à la gueule tordue… Après cet honorable carton aux box office Kari retombe pourtant directement sur la case « direct-to vidéo » et laisse à nouveau tomber frusques et ambitions pour Ivory Tower (1998), Kate’s Addiction (1999), Vivid (1999) ou The neighbor’s wife (2001). On la croise également du côté de la série T.V. Sliders les Mondes Parallèles dans le rôle du capitaine Maggie Beckett. C’est à nouveau un film d’attaques animales, qui va la ramener au sommet de l’affiche. Eight Legged Freaks (2002) (Arac Attack en V.F.) nous catapulte donc en plein Arizona, dans une petite ville pépère et sans histoire, jusqu’à l’arrivée de quelques bidons de produits chimiques qui vont transformer une belle plâtrée d’araignées inoffensives en troupeau d’arachnides avides de bidoche humaine... Pas de débordements horrifiques ou gore pourtant, dans cette production Delvin/Emmerich (le pire en principe) mais plutôt un sympathique hommage aux « monsters movies » fifties mal gaulés à la Corman. On louche donc plus du côté de Tremors que de l’anaconda géant et vachard évoqué auparavant. Kari interprète, quant à elle, le shérif Sam Parker (pas crédible vous dites ?) qui va tenter de sauver, avec l’aide de David « Chris » Arquette, une population menacée de servir de gros casses dalles pour bestioles mutantes...

Après quelques nouvelles daubes pour vidéo clubs (le thriller érotique Spider’s Web (2002), le slasher Final Examination (2003)…), elle croise le chemin de Stuart Gordon qui lui offre un rôle dans King of the Ants (2003). Délaissant l’horreur gore qui avait fait sa renommée, Gordon réalise un thriller étrange, violent et malsain qui nous entraîne dans la petite vie minable du jeune Sean Crowley, engagé pour tuer un comptable puis torturé à son tour pour lui faire avouer les preuves compromettantes du meurtre. Malgré un lifting « Elephant Man » et un cerveau en vrac, Sean réussit pourtant à s’échapper, à tomber dans les bras de la femme de sa victime (Kari, sans ses nichons géants) et à latter ses tortionnaires ! Un film atypique, déjanté et, au final, une nouvelle réussite pour le réalisateur de Re-Animator. Kari enchaîne ensuite rapidement avec The Hitcher 2 : I’ve Been Waiting (2003) et choppe le premier rôle de cette modeste suite du chef d’œuvre de Robert Harmon. Retour, donc, aux étendues désertiques du Texas où Jim Halsey (C. Thomas Howell, taillé comme une crevette mais de retour dans le rôle qui lança sa carrière…) décide de s’offrir un petit pèlerinage sur les traces de son passé mouvementé. Notre héros doit malheureusement se traîner un gigantesque aimant à psychopathes collé au derche puisque son chemin croise rapidement celui de Jake (Jake Busey, en roue libre dans la catégorie tronche hystérique), auto-stoppeur pas net à penchants meurtriers. Ce brave Jim aurait donc mieux fait de rester chez lui à mater télé-foot au lieu de claquer lamentablement au bord de la route, une mauvaise balle dans le bide. À sa petite amie désormais (Kari donc), de solder les comptes à grands coups de fusil à pompe... Il ne fallait pas rêver, cette suite ne vaut pas grand-chose face à l’original, mais ce direct-to-vidéo réussit à tenir correctement la route (…) grâce à un scénario sans temps morts et à quelques séquences plutôt spectaculaires pour un budget réduit ( voir le duel déchaîné avion/camion… ).

De l’héroic fantasy moisi l’année suivante, histoire de payer ses impôts, avec l’incroyablement naze Berserker (2004), une prod’ tordue où le fils d’un seigneur viking est condamné à errer au fil du temps, avant d’atterrir à notre époque dans un asile où bosse justement Kari. Déjà chroniqué sur le site ce « Guerriers d’Odin » en V.F. est un véritable festival de nawak, tellement débile qu’il en devient du coup complètement incontournable ! Histoire de cénobites pour finir avec Hellraiser Deader (2005), septième opus de la mythique série, où Kari interprète la journaliste Amy Klein, expédiée en Roumanie ( forcément, côté budget, ça aide…) pour enquêter sur une secte résurectionniste. Univers décalé pour atmosphère glauque, gore craspec teinté de furtives apparitions de Pinhead : on est très loin des personnages et du génie de Barker mais la franchise persiste, résiste, esquive la fadeur d’un slasher à répétition et tente d’exploiter au mieux les pouvoirs du rubik’s cube maléfique…

Pas grand-chose de nouveau depuis dans sa filmographie : Une double apparition en 2005 pour un même personnage (Allison) dans les deux D.T.V horrifiques Prophécy : Forsaken / Uprising et quelques rôles plus ou moins conséquents dans des séries T.V. : General Hospital (2005), Lincoln Heights (2007) et sa voix pour la série animée Avengers (2010). Pas de quoi faire monter la température de votre écran de téloche ! Une carrière malheureusement en déclin qui laisse tout de même derrière elle quelques incontournables du marché D.T.V. et de l’horreur post 90’s. Merci Kari !

Filmographie toujours en cours et forcément à suivre...

Nicolas C.

 

 

Filmo selective en DVD zone 2

 

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kari wuhrer