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Madness

 

Le film : 11/20

  • Suède – 2010
  • Budget –
  • Production : Stockholm Syndrome Film
  • Réalisation : Sonny Laguna, David Liljeblad et Tommy Wiklund
  • Avec Anna Adolfsson, Victoria Bloom, Yohanna Idha…

En route pour un concours de « Pom-Pom Girls », deux cruches décident d’embarquer des mecs en rade de bagnole. Une virée qui va rapidement tourner au cauchemar quand une bande de rednecks tarés décide de nous jouer un mauvais remake de la « Chainsaw Family »…

Ouh la vache que c’est original ! Emylia semble, peu à peu, spécialiser son catalogue horrifique dans le Survival fauché : une passion pour un genre qui compte malheureusement souvent d’immenses écarts entre les productions soignées et efficaces et les merdes pratiquement invisionnables. Pas de scénario à construire, pas de décors à mettre en place, une simple poignée d’actrices bécasses en train de brailler… la tentation de se lancer dans un tournage sans expérience et à moindre frais est évidemment tentante et pour peu que le réalisateur ne soit pas un virtuose de la caméra, on se retrouve au final devant un vieux D.T.V. filmé comme un boulard à la D.V. familiale… Madness, peine justement à trouver sa place entre ces deux extrêmes qualitatifs ! Cette modeste production suédoise (tournée en anglais pour faire un poil plus pro…) affiche pourtant une belle efficacité dans un emballage plutôt soigné : cinémascope luxueux, étalonnage sépia, effets gores cradingues et casting pas plus miteux que chez le voisin. Mais après une excellente introduction pré-générique qui donne parfaitement le ton et quelques séquences de violence sèche sans artifices (le budget rachitique n’est certainement pas étranger à cette efficacité…) l’ensemble nous laisse inévitablement sur notre fin tant ses 90 minutes avancent péniblement sur des chemins tellement balisés qu’ils invitent forcément à la comparaison pas toujours avantageuse… (la plupart des séquences dialoguées, pleines de doutes et de questionnements à deux balles, sont difficilement supportables…).

Reste tout de même que ce Madness qui déboule de nulle part peut parfaitement faire l’affaire si vous êtes fan du genre : des sadiques rednecks, de jeunes victimes torturées, ensanglantées et terrorisées, des traques au fond des bois et des empoignades bien sauvages pour sauver sa couenne. Pas de révolution mais vous en aurez pour votre pognon ! Une petite réussite qui écrabouille cependant sans problème des productions plus thunées et bien plus prétentieuses du genre Timber Falls…

 

 

Le DVD : 15/20

  • Editeur : Emylia
  • Distributeur : Aventi Distribution
  • DVD-9
  • Format image : Ratio cinéma : 1.85, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby Digital : Anglais 5.1. ; DTS : Anglais 5.1
  • Sous titres : Français

Un dvd parfaitement soigné, comme souvent chez Emylia : l’image 16/9 n’affiche pas de défaut majeur de compression et exploite honorablement les capacités de son dvd double couche (le film à lui seul occupe 5 gigas sur le disque : pas mal pour une minuscule production généralement destinée aux compressions bordéliques sur dvd-5…). Le piqué d’image tient lui aussi parfaitement la route et optimise son niveau de détails à l’écran (autant, du moins, que peut le permettre les conditions d’un tournage en D.V.)

Pas de pistes françaises côté son : on ne s’en plaindra pas et l’on préfère que l’éditeur mette le paquet sur le V.O.S.T., comme c’est le cas pour ce dvd (DTS + Dolby Digital sans effets spectaculaires mais simplement fonctionnels), plutôt que sur une V.F. minable doublée par des amateurs…

Pour les bonus on notera la présence de Stranglehold, un court métrage très efficace (en 16/9) déjà réalisé par le trio de réalisateur de Madness. Une excellente initiative de la part de Emylia pour un dvd qui affiche des caractéristiques techniques exemplaires !

Nicolas C.

 

 

 

 

 

 

 

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