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La Maison du Docteur Moreau

(Dr Moreau's House of Pain)

 

Le film : 13/20

  • USA - 2004
  • Budget – 300 000 $
  • Production: Full Moon Entertainment
  • Réalisation: Charles Band
  • Avec John Patrick Jordan, Jessica Lancaster, Debra Mayer…

À la recherche de son frangin disparu, le jeune boxeur Eric Carson se retrouve séquestré dans la maison du docteur Moreau (d’où le titre, plutôt pas bête…) où le savant fou à la tête de père Noël effectue d’étranges expériences sur des patients pas franchement consentants…

Nouveau film réalisé par Charles Band, cette Maison du Docteur Moreau est assurément l’un des meilleurs crus du créateur de la Full Moon (même si l’appellation « d’après H.G. Welles » de la jaquette française nous prend tout de même pour une belle bande de bourricots…) . On retrouve ici tout ce qui caractérise l’univers du réalisateur, à savoir une bonne dose de personnages mutants (un casting à tête de colin et de tranche de jambon) et d’érotisme tordu (voir la déchaînée Lorielle New…) appuyés par quelques maquillages gores bien craspecs et une mise en scène tape à l’œil, noyée sous des éclairages roses et verts, mais nettement plus soignée qu’à l’accoutumé, malgré un budget quasi inexistant ! Un univers qui ne s’encombre pas de subtilités et mise sur l’efficacité visuelle pour appâter le DTVphile : une option simple mais efficace qui suffit amplement à nous contenter !

Dommage que Band n’ait pas suivi plus longtemps cette voie pour replonger, dès ses réalisations suivantes, dans le bis fauché bien lourdingue à visionner… une raison de plus pour ne pas passer à côté de ce DVD !

 

 

Le DVD : 06/20

  • Editeur : Elephant films
  • Distributeur : Aventi distribution
  • DVD-5
  • Format image : Ratio cinéma : 1.77, ratio vidéo : 16/9 compatible 4/3
  • Format audio : Dolby digital : Français 5.1, Anglais stéréo
  • Sous titres : Français

Elephant nous propose enfin du Full Moon au format 1.77 respecté : de quoi remplir nos écrans 16/9 tout en déplorant la qualité d’image (comme la plupart du temps chez Elephant, Blu-Ray compris !) qui, cette fois-ci, atteint des sommets dignes d’un Divx ! Vous aurez donc droit à un déferlement de pixellisations dans presque chaque plan du film mais également des couleurs complètement instables qui débordent continuellement sur le reste de l’image. Du travail d’encodage complètement bâclé qui prend un peu les consommateurs de DTV pour des vaches à lait : on n’attend évidemment pas la perfection d’un blockbuster mais un minimum de rigueur dans le traitement de l’image serait tout de même la bienvenue ! Au final, il faut presque prendre son courage à deux mains pour aller au bout du métrage tant le visionnage du film s’avère pénible à supporter…

Côté son, la V.O. (sous-titrées, ce n’était pas toujours le cas précédemment…) est proposée dans une stéréo tout à fait honorable : pas de débordement dynamique mais une piste son qui s’avère simplement efficace ! La V.F. 5.1, n’est, quant à elle, qu’un simple bidouillage de la stéréo spatialisée aux surrounds arrières. Sans intérêt donc, d’autant plus que le doublage s’avère particulièrement calamiteux...

Pour les bonus vous devrez vous contenter d’une poignée de bandes-annonces de films édités par Elephant !

Nicolas C.

 

 

 

maison moreau