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Terreur en Alaska (con Express)
Le film : 14/20
L’agent Brooks est aux trousses de Simeonov, un dangereux criminel qui réussit à échapper aux polices internationales lors d’un transfert aérien. Il en profite pour s’emparer d’une livraison d’armes chimiques hautement toxiques qu’il devra acheminer par train… Terreur en Alaska, marque le retour temporaire de PM Entertainment sur le devant de la scène du film d’action bourrin. Nous sommes en 2002, la boite n’a rien produit depuis deux ans et se décide enfin à raviver nos souvenirs : au milieu des années 90 les meilleurs DTV 100% baston/explosion provenaient souvent de leurs studios ! Pour ce Con Express le film de Terry Cunningham ne perd donc pas une seconde et rentre directement dans le lard avec un maximum de scènes spectaculaires : crash de jet en pleine montagne, train fou impossible à arrêter, duel spectaculaire entre un camion et un avion-cargo… une belle série de séquences parfaitement maîtrisées et foutrement efficaces… à un détail près puisque les séquences mentionnées proviennent toutes d’autres films ! Plus de pognon dans les caisses pour tout faire péter devant 12 caméras ? Pas de problème, PM acquiert les droits d’exploitation de séquences de Cliffhanger, Runaway Train et Arrête ou ma Mère va Tirer (le film pur caca de Stallone…) et brode le reste de son film autour de ces quelques moments où la thune s’affiche explicitement à l’écran ! Une pratique étrange, du type stock-shot, mais officielle (les films sont mentionnés dans le générique de fin) et qui parait courante dans le milieu des petits budgets : on a vu récemment quelques prod’ qui utilisaient de longues scènes de Terminator 2, Last action Hero ou Vertical Limit ! (Nous en reparlerons en chroniquant les DTV incriminés !). On aimerait, par curiosité, connaître les modalités financières de vente qui poussent les grands studios à brader la crème de leurs scènes d’action à de petits studios plutôt fauchés… Reste que si cette pratique ressemble à une grosse arnaque pour le spectateur, leur présence à l’écran est quasi-invisible pour qui ne connaît pas par cœur les séquences mentionnées : raccord parfait, images de qualité parfaitement intégrées au montage… le résultat est vraiment bluffant ! Ajoutons à cela un casting relativement crédible avec un Sean Patrick Flannery qui cherche à donner un nouvel élan à sa carrière (c’est plutôt foiré) et notre indétrônable Arnold Vosloo qui s’accroche avec ténacité à ses rôles de vieux pourris terroristes increvables (on est fan). Dans ces conditions, le plaisir de visionner ce Terreur en Alaska est total et rivalise presque avec n’importe quels blockbusters à la chaîne des grands studios. Sauf que, malgré une jaquette plutôt très moche, vous pouvez dénichez facilement ce film pour un euro !
Le DVD 12/20
Des caractéristiques techniques minimalistes qui tiennent cependant la route pour un dvd de solderie. La copie du film est propre (le film est récent) et semble être bien proposée au format d’origine (1.33 ou 1.33 open matte). L’encodage n’affiche quant à lui aucune défaillance majeure et le piqué d’image sait se faire précis en permettant de profiter au maximum des nombreuses scènes d’action et explosions diverses. On a vu bien pire du côté de Action & Communication concernant la qualité d’image ! Une simple piste stéréo française de qualité correcte : les dialogues sont clairs et mixés harmonieusement avec le reste de la bande son. On regrette bien évidemment l’absence de la V.O. ! Aucun bonus à l’horizon... Nicolas C.
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