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Warlock : La rédemption

(warlock : The end of Innocence)

 

Le film : 08/20

  • USA - 1999
  • Budget – 2.000.000 $
  • Production: Trimark Pictures
  • Réalisation: Eric Freisen
  • Avec Bruce Payne, Ashley Laurence, Boti Bliss…

Kris Miller hérite d’un manoir isolé et décide d’y effectuer un petit séjour pour en apprendre plus sur son passé. Rejoint par ses potes, elle va se retrouver confrontée au Warlock, un démon déguisé en Bruce Payne, chargé de voler l’âme réincarnée de Kris…

Troisième opus de la série des Warlock, La Rédemption est sans peine le plus faiblard des trois. Exit donc l’efficacité du film original de Steve Miner (toujours pas distribué en France en dvd…) et les excès gore de sa suite orchestrée par l’incontournable Anthony Hickox. Cette fois-ci, par manque de thunes (ou d’idées…) le scénario ne trouve rien de mieux à faire que de nous enfermer, pour la quasi-totalité du métrage, dans les quelques pièces vides du manoir en plastoc (des décors bidonnants car foireux au possible…) pour nous infliger de grosses poignées de séquences nullissimes. Dialogues existentiels entre teenagers crétins, un peu de cul/cuir au rabais : vraiment pas de quoi passer ne serait-ce qu’un bon moment un peu fun, d’autant plus que les misérables apparitions du warlock, complètement statique, sont loin de relancer le film (on dirait que Bruce Payne s’est littéralement fait empaillé : la Seagal attitude ?). Un Boogeyman du pauvre donc, digne du Killjoy ou du Uncle Sam (c’est dire…) qui plonge fatalement le spectateur dans une virulente léthargie, pas même interrompue par un final ringard à base de sacrifice humain et de réincarnation à la con, et de quelques très rares effets sanglants, dont les précédents films ne se privaient pourtant pas.

Difficile dans ces conditions de prendre du plaisir à retrouver Ashley « Hellraiser » Laurence au casting d’un film qui aurait, avec quelques (gros) efforts, permis à la série de continuer son sympathique bout de chemin… Une sacrée déception de la part de Trimark Picture qui nous avait pourtant habitué, au milieu des années 90, à dénicher le meilleur du D.T.V. qui remplissait les rayons V.H.S de nos vidéoclubs… À vous procurer à la rigueur (pour vraiment que dalle) si vous voulez compléter votre collection…

 

 

Le DVD : 10/20

  • Editeur : Opening
  • Distributeur : Fravidis
  • Dvd5
  • Format image : Ratio cinéma : 1.33, ratio vidéo : 4/3
  • Format audio : V.F. stéréo
  • Sous titres : Aucun

Un dvd très petit budget qui tient cependant parfaitement la route : la copie est propre, l’image parfaitement définie et les contrastes appuyés : un master qui ne sort pas d’une cave donc…. Signalons enfin que le format 1.33 proposé est le ratio original du film : aucune perte d’image à l’écran n’est à déplorer. De quoi découvrir le film dans les meilleures conditions possibles !

La piste V.F. se contente quant à elle de faire son boulot, sans grands éclats dynamiques mais tout à fait fonctionnelle…

Pas de bonus à l’horizon du menu…

Nicolas C.

 

 

 

warlock 3